Lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Des Partenaires techniques et financiers soutiennent les efforts du gouvernement

Le secteur rural est l’un des moteurs de l’économie du Burkina Faso. Il occupe environ 86% de la population active et sa contribution à la formation du Produit Intérieur Brut est estimée à environ 35%. Le  secteur rural assure près de 80% des exportations. Outre  son grand apport à la croissance économique et à la sécurité alimentaire, le secteur rural  fournit 61%  des revenus monétaires des ménages agricoles.  Ces revenus proviennent de la production végétale, de l’élevage et des produits de l’environnement.

Malheureusement, les principaux acteurs du secteur que sont les producteurs et productrices, sont encore confrontés à de multiples problèmes engendrés par les changements climatiques.

En effet, depuis plusieurs années, les changements climatiques perturbent la pluviométrie et les écosystèmes, ce qui impacte négativement  la quantité et la qualité des différentes productions agro- sylvo- pastorales et halieutiques.

Pour redonner espoir aux acteurs du secteur rural, le gouvernement dans sa politique, a initié et met en œuvre des projets et programmes de renforcement de la résilience contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

Appuyer les communautés rurales dans divers secteurs

Le 16 juin 2015, le ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques, de l’assainissement et la sécurité alimentaire, lançait à Louda, dans la province du Sanematenga, le Projet de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire au Burkina (PRRIA). Ce projet s’exécute dans les régions de l’Est, du Sahel et du Centre-Nord pour une durée de cinq ans.Le coût global du projet est de 26, 063 milliards de francs CFA dont 87% et est assuré par la Banque Islamique de Développement (BID). La part contributive de l’Etat est de 13%.

Après le PRRIA, c’est le Projet 1 du Programme de Renforcement de la Résilience contre l’Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Sahel (P1-P2RS) qui a été lancé le 12 novembre 2015 à Manga dans la province du Zounwéogo.

La mise en œuvre du P1- P2RS coûtera 22, 341 milliards de francs CFA. Environ 18 milliards proviennent de la Banque Africaine de Développement(BAD),dont 50% constitue un don.

L’Etat prend en charge 2,700 milliards et les bénéficiaires, 500 millions de francs CFA.

Le projet appuiera les communautés rurales dans divers secteurs notamment :

– Le développement des infrastructures rurales dans les domaines hydro-agricole, pastoral, halieutique et nutritionnel ;

–  l’amélioration de la productivité et l’accroissement de la production agro-sylvo- pastorale, halieutique et apicole sur une base durable ;

–  la promotion de l’économie des filières post-récolte et l’accès aux marchés ;

–   l’amélioration de la situation nutritionnelle des ménages.

En plus, le P1- P2RS prévoit dans sa mise œuvrela réalisation de 03 nouveaux barrages, de 500 bassins de collecte d’eau de ruissèlement et de 60 forages. Il est également prévu la construction de 28 infrastructures pastorales, 10 centres de récupération nutritionnelle, 200 latrines et 50 magasins de stockage, ainsi que la réhabilitation de 04  barrages et l’aménagement de 2125 périmètres.

Le projet couvre les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre, du Centre-Ouest, du Centre-Sud, du Plateau Central et du Sahel sur une période de cinq ans.

Le portefeuille de la Banque Africaine de Développement pour le financement des projets au Burkina Faso s’élève à 316,22 milliards de francs CFA.

 

Ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques, de l’assainissement et la sécurité alimentaire

 

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