Communiqué: L’Union Africaine aux acteurs politiques

Candidatures aux élections d’octobre 2015 au Burkina : L’Union Africaine demande aux acteurs politiques de faire confiance au Conseil constitutionnel.

Le Commissaire au Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine (U.A), Ismaël Chergui, a accordé une interview à Radio Omega  ce jeudi 18 juin 2015. Il déclare entre autres que l’organisation continentale ne va pas s’interférer dans les affaires internes.

Pour Monsieur Chergui, la Transition au Burkina Faso se déroule de « manière satisfaisante ». L’U.A enregistre « avec intérêt et satisfaction le fait que le Gouvernement de transition ainsi que les institutions de la Transition sont en cohérence avec la volonté de la population et surtout le respect de la feuille de route et des délais prescrits».

Sur le nouveau code électoral, le Commissaire de l’U.A indique qu’il semble avoir été adopté en réponse à une demande expresse, pressante du peuple burkinabè à l’effet de prendre en compte ses préoccupations et de protéger sa révolution.

« Nous n’allons pas interférer dans cette question purement d’ordre interne puisqu’elle satisfait aux exigences institutionnelles du pays », a-t-il souligné, avant d’ajouter que « sur la  question des candidats qui vont être retenus ou pas, l’ancien pouvoir n’est pas exclu en tant que parti et que toutes les candidatures à la Présidence seront examinées par le Conseil constitutionnel qui en définitive donnera son avis ».

Dans cette période de Transition, « les uns et les autres doivent pouvoir s’accommoder de ces mesures et faire confiance au Conseil constitutionnel » a conclu Monsieur Chergui.

L’U.A reconnait-elle donc ce nouveau code électoral ? « Notre organisation n’a pas de raison pour le rejeter. Il a été discuté et adopté à une écrasante majorité au Parlement de la Transition », a répondu le Commissaire au conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine.

Si la CEDEAO venait à invalider le code électoral suite à la requête du CDP quel serait la position de l’U.A ?

« Nous nous en tenons aux juridictions internes du Burkina, c’est à elles que revient en définitive la décision de statuer sur ce genre de question. Pour l’équilibre de cette transition et pour ne pas remettre en cause les décisions des institutions de la transition, d’autres personnes seraient tentées de remettre en cause d’autres questions. Dans cette phase il faut consolider la démarche en cours de l’équipe de la Transition jusqu’à l’aboutissement du processus par le tenue de élections», estime Ismaël Chergui.

Sur le financement des élections, le commissaire de l’U.A dit que l’institution a pris note du déficit de 13 milliards de Fcfa à combler. L’Union a confirmé sa contribution et a appelé les pays africains, la communauté internationale et les partenaires à réellement activer les engagements pris et mobiliser d’autres annonces de contributions pour aider le gouvernement de transition.

Par rapport à une éventuelle prolongation de la transition, « nous souhaitons que les dates retenues en relation avec la Société civile, les partis politiques et la Gouvernement soient scrupuleusement respectées ; sinon ce serait une manière de décourager les partenaires du Burkina », a souligné le Commissaire au conseil de paix et de sécurité de l’U.A.

Le Service d’information du Gouvernement

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