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CHRONIQUE DU GOUVERNEMENT : JOURNEE MONDIALE DE LA FEMME RURALE

Soumis par par 29 octobre 2014 – 7 h 49 minPas de commentaire | 2 515 views

 l’accès des femmes rurales à la formation professionnelle et au travail décent au cœur de la commémoration.

 Chaque 15 octobre, la communauté internationale, sous l’égide du Secrétariat Général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), commémore la journée mondiale de la femme rurale. Le thème choisi, cette année, au niveau international,  pour cette commémoration est : « l’accès et la participation des femmes et des filles à la formation, aux sciences et aux technologies y compris pour la promotion  de l’égalité au plein emploi et à un travail décent ». Le gouvernement burkinabè, pour sa part, a célébré cette journée dédiée à la femme rurale sous la réflexion sur la thématique : « Femmes Rurales et Entrepreneuriat : quelle formation professionnelle pour un meilleur accès  des femmes à un travail décent ?». Après Bagré en 2013, c’est Titao, chef-lieu de la province du Lorum, dans la région du Nord, qui a abrité cette année la cérémonie commémorative nationale, le 18 octobre 2014.

 Cette commémoration constitue, pour le gouvernement burkinabè, une occasion pour se pencher sur la situation de la femme rurale notamment sur l’amélioration de sa  pleine participation au processus de développement national. Il faut le rappeler, la femme burkinabè en général, et la femme vivant en milieu rural en particulier, rencontre encore, en dépit des multiples efforts des pouvoirs publics, d’énormes difficultés qui gênent sa participation à l’œuvre collective de construction de la nation. Ces barrières ont, entre autres, pour nom : la pauvreté financière, le faible accès au foncier rural, aux équipements et intrants agricoles, le faible niveau de formation professionnelle et technique,  l’analphabétisme, les violences basées sur le genre, la faible présence dans les sphères de prise de décision (CVD, conseils municipaux, organismes faîtiers…).

Nonobstant, ces entraves majeures, la femme rurale joue un rôle central dans le développement du monde rural. Chevilles ouvrières de la production vivrière et de la sécurité alimentaire, les femmes vivant en milieu rural contribuent énormément au bien-être de la famille et au développement des économies rurales des pays en développement. Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), 80% de la nourriture produite dans ces pays est l’œuvre des femmes. En plus, au Burkina Faso, les hommes consacrent seulement 14% de leurs revenus agricoles à l’achat d’aliments tandis que les femmes utilisent la moitié de leurs revenus agricoles pour cette dépense. S’agissant de la part de revenus non agricoles destinés à l’achat des aliments pour la satisfaction des besoins de la famille, elle est de 21% pour les femmes et de 18% pour celle des hommes[1].

Outre sa forte présence dans le domaine de la production, la femme rurale est une actrice de premier plan dans la transformation et la commercialisation des produits agricoles et des produits forestiers non ligneux. Aussi, dans le domaine de l’élevage et du maraîchage, le rôle de la femme  est très important.

Les efforts d’accompagnement du gouvernement

Au regard de cette contribution inestimable, mais souvent négligée ou occultée, les plus hautes autorités de notre pays n’ont cessé de développer des initiatives pour soutenir les femmes.  La ratification par notre pays des instruments juridiques internationaux et régionaux, doublée d’un corpus juridique interne, protecteurs des droits de la femme, porte la marque d’une volonté politique affirmée d’œuvrer à assurer des conditions de vie meilleure à cette frange de la population, à travers l’instauration d’un environnement institutionnel et juridique qui lui soit favorable. La création d’un ministère exclusivement chargé de la promotion de la femme et la ratification de la Convention sur l’Elimination de toutes les Formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF), pour ne citer que ces deux exemples, participent de cette dynamique qui accorde une place de choix à l’amélioration de la situation des femmes rurales.

Outre ces mesures juridico-institutionnelles garantissant les droits de la femme, des actions concrètes ont été réalisées par le gouvernement au profit de femmes. Sans recourir à l’exhaustivité, on peut retenir :

–        l’opération « 100 000 charrues » qui a permis  de doter les femmes en  charrues (48%) et animaux de traits ;

–        le quota de 30% pour les femmes sur les périmètres aménagés de Bagrépôle ;

–        la dotation de plus mille associations et groupements féminins des villes et des campagnes en technologies de production et de transformation à travers la composante 4 du PSCE, consacrée à l’autonomisation économique des femmes;

–        le financement des activités économiques des femmes à travers la mise en place des guichets spéciaux d’appui à l’entreprenariat féminin et au secteur informel avec une allocation de 10 milliards de francs CFA en 2014    ;

–        la construction de 48 maisons de la femme dans les communes urbaines et de plusieurs  centres de promotion féminine dans les communes rurales ;

–        la réalisation de la cartographie des activités économiques des femmes à travers une étude y relative ;

–        la réalisation d’une étude sur les difficultés d’accès des femmes aux financements.

L’accès à l’emploi décent et la formation professionnelle au centre de la réflexion

Avec la modernisation de la production agricole en cours dans notre pays, la formation des femmes est plus que nécessaire. Elles représentent plus de 65% de la main d’œuvre utilisée pour une production dont les techniques ne cessent d’évaluer. En tant que principales actrices de la transformation, elles font face à défis technologiques importants pour répondre aux besoins des consommateurs. Si  dans le cadre de l’opération « 100 000 charrues » et du programme spécial de création d’emplois pour les jeunes et les femmes (PSCE/JF) elles ont été dotées en technologies de production et de transformation, des besoins en formation professionnelle demeurent.

Les initiatives déjà développées par les acteurs du développement n’intègrent pas ou pas suffisamment la problématique de l’accès des femmes rurales à la formation professionnelle et à l’emploi décent dans leurs actions de développement en matière de promotion de l’entreprenariat féminin. Pour combler cette insuffisance, le ministère de la promotion de la femme et du genre, a choisi de placer la réflexion sur cette thématique au cœur de la commémoration de cette journée mondiale de la femme rurale qui s’est déroulée le 18 octobre 2014 à Titao. D’où le thème de cette commémoration : « Femmes Rurales et Entrepreneuriat : quelle formation professionnelle pour un meilleur accès  des femmes à un travail décent ». Ainsi, outre la cérémonie officielle commémorative, des panels animés par des experts de la question ont permis de faire le diagnostic de la problématique et de dégager des pistes idoines de solution. Ces panels, qui ont connu la participation des femmes de la région du Nord, portaient sur les sous-thèmes suivants :

–        « Etat des lieux de l’entrepreneuriat féminin en milieu rural » ;

–        « Quelles stratégies pour améliorer l’accès des femmes à des emplois décents en milieu rural ? » ;

–        « Quelle formation professionnelle pour un meilleur accès des femmes à des emplois décents ? » ;

–        « Emergence de l’entrepreneuriat féminin au Burkina Faso : quelles stratégies pour accélérer la formation professionnelle des femmes et des filles en milieu rural ?» ;

En sus de ces réflexions, les femmes de la région du Nord ont saisi l’occasion cette commémoration pour exposer leur savoir-faire en matière de transformation de produits agricoles et de produits non ligneux. En effet, une foire, prévue les 17 et 18 octobre à  Titao, a servi de cadre d’expression et de valorisation  du talent de la femme rurale.

 

 

Le Ministère de la Promotion de la Femme et du Genre



[1] Source : MASA

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