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Chronique du Gouvernement du 20 juin 2013 : Communier avec les réfugiés

Soumis par par 20 juin 2013 – 20 h 44 minPas de commentaire | 1 568 views

Depuis 2001, la Communauté internationale a consacré le 20 juin Journée mondiale des réfugiés. A l’instar des autres pays, le Burkina Faso, plus que de sacrifier à une tradition, commémorera cette Journée sur le site des réfugiés de sagnioniogo à Pabré, sous un  thème interpellateur « Une seule famille déchirée par la guerre, c’est déjà trop ».

A travers le monde, de multiples situations d’urgence ont forcé davantage de personnes à fuir au-delà des frontières de leur pays. Selon les statistiques entre  2011 et 2012, le nombre de réfugiés était supérieur à celui des sept dernières années cumulées. En fin 2011, quelque 42,5 millions de personnes dans le monde étaient soit des réfugiés (15,4 millions), soit des personnes déplacées dans un pays (26,4 millions), soit des requérants d’asile (895 000).

Cette réalité de l’accroissement du nombre des réfugiés ces dernières années se vérifie aisément dans notre pays avec l’afflux massif de réfugiés maliens depuis le mois de janvier 2012.

A ce jour, le Burkina Faso accueille près de cinquante mille (50 000) réfugiés d’une quinzaine de nationalités dont plus de 45 000 maliens.

En effet, suite à la double crise  sécuritaire et institutionnelle survenue au Mali au début de l’année 2012, le Burkina Faso a connu un afflux de réfugiés jamais égalé.

 Une Journée qui interpelle

 A l’origine,  plusieurs pays et régions célébraient  leur propre journée des réfugiés. L’une des journées parmi les plus connues, était la Journée africaine des réfugiés, qui  était célébrée le 20 juin dans plusieurs pays du continent. Pour marquer sa solidarité avec l’Afrique, qui abritait le plus grand nombre de réfugiés, l’Assemblée Générale des Nations Unies a adoptée la résolution 55/76 le 4 décembre 2000. A travers cette résolution, les Nations Unies ont décidé  qu’à compter de 2001, le 20 juin marquerait désormais  la Journée Mondiale du Réfugié.

La commémoration  d’une Journée  mondiale des réfugiés vise ainsi à interpeller les uns et les autres sur les conséquences des conflits armés, des guerres, des violences politiques sur les populations et, la nécessité pour ces populations de bénéficier d’une protection durant leur asile dans un pays tiers.

Le Burkina Faso est partie prenante des multiples conventions internationales et régionales en matière de protection des réfugiés, (Convention de Genève de 1951, Convention de l’OUA de 1969 régissant les aspects propres aux réfugiés africains, Protocole de Kampala de 2009 sur les déplacés internes). De ce fait, il se positionne comme un pays d’asile  pour des personnes d’origines diverses. C’est pourquoi, dans sa législation interne, à travers la loi 042 du 23 octobre 2008 portant statut des réfugiés au Burkina Faso, il reconnait le droit d’établissement et de protection des réfugiés, qui bénéficient des mêmes traitements que les Nationaux.

Pour honorer ses engagements sur cette question, le Burkina Faso a, depuis 1988 mis en place la Commission Nationale pour les Réfugiés (CONAREF). Cette structure rattachée au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale est chargée de la gestion de toutes les questions liées à la protection des réfugiés et des demandeurs d’asile qui entrent dans notre pays. Fort de ce mandat, la CONAREF œuvre au bien-être des refugiés en leur assurant la protection à même de leur garantir une vie normale dans notre pays.

Pour le cas particulier de l’afflux des réfugiés maliens, l’Etat burkinabè a reconnu prima facie (reconnaissance de groupe conformément aux dispositions de la Convention de l’OUA de 1969) toutes les personnes de nationalité malienne ayant fui les affres de la guerre. L’Etat a créé des sites consolidés pour accueillir les réfugiés. Ces derniers ont été enregistrés dans un fichier  et cela a permis de leur octroyer des attestations d’identité.

Au total, trois principaux camps sécurisés ont été mis à la disposition des réfugiés : les camps de Mentao dans le Soum, de Goudoubou dans le Séno et celui de Sagnioniogo dans la commune rurale de Pabré. Ces camps sont administrés par des agents de la Commission Nationale pour les Réfugiés et sécurisés par les forces de sécurité qui veillent nuit et jour sur tous les mouvements sur les sites.

Sous la supervision de la CONAREF, plusieurs autres structures œuvrent à permettre aux réfugiés de vivre dignement. C’est particulièrement le cas de la Représentation du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), qui appuie conséquemment l’Etat dans sa quête de solutions durables aux problèmes des réfugiés.

 Une seule famille déchirée par la guerre, c’est déjà trop

 Le jeudi 20 juin 2013, le Burkina Faso, commémorera la Journée Mondiale des Réfugiés à Sagnioniogo dans la commune rurale de Pabré, (province du Kadiogo), l’un des trois sites officiels aménagés pour les réfugiés maliens. Cette célébration qui se fera avec les réfugiés des autres nationalités est une occasion pour les autorités et les populations burkinabè de partager les préoccupations de ces milliers d’enfants, de femmes, d’hommes, qui ont tout abandonné pour sauver leur vie. En allant sur le terrain, les autorités burkinabè et leurs partenaires exprimeront leur compassion aux réfugiés et marqueront leur adhésion au thème qui sert de réflexion cette année à savoir : « Une seule famille déchirée par la guerre, c’est déjà trop ».

Il convient ici, de saluer le sens d’hospitalité, et de responsabilité  des populations burkinabè. Dans certaines contrées, le nombre des réfugiés supplantait celui des populations hôtes sans que cela n’engendre des conflits. Ceci d’autant plus que  dans une zone comme le Sahel ou les deux groupes de populations possèdent  un bétail considérable, le risque de surpâturage est grand. Cette attitude renforce le Burkina Faso  dans sa réputation de pays hospitalier.

Cette situation est également à mettre à l’actif du gouvernement qui, avec les partenaires techniques et financiers ne ménage aucun effort  pour garantir  les conditions d’une cohabitation pacifique entre les différents acteurs sur le terrain.

Malgré ces efforts, beaucoup restent à faire, notamment en matière de sensibilisation, de protection des réfugiés, et de préparation des réfugiés au retour  appelé le «  rapatriement volontaire ».

 En tout état de cause, le Burkina Faso reste disposé à conjuguer ses actions à celles de la communauté internationale pour l’avènement d’une paix et d’une sécurité durable, pour un monde sans réfugiés.

Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale

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