Sur les traces de l’énergie solaire

Chronique du 25 octobre 2012

Sur les traces de l’énergie solaire

 

Le ministre des Mines, des carrières et de l’énergie a effectué du 12 au 21 septembre 2012 en France, une visite des structures œuvrant dans le domaine de l’énergie solaire. L’objectif de la mission que Salif Lamoussa Kaboré a effectuée, en compagnie du directeur général de la SONABEL, du directeur général de l’énergie et du directeur de la communication, était de visiter des projets-pilotes qui font école et surtout, discuter avec les potentiels partenaires du domaine de l’énergie solaire. Ainsi, la mission a pu visiter des installations des entreprises Citelum et Fonroche Energie, deux investisseurs potentiels dans le domaine de l’énergie solaire, et de l’Institut nationale de l’énergie solaire (INES) Savoie Technolac, un centre de recherche en énergie solaire à Chambéry.

 Le ministre des Mines, des carrières et de l’énergie a effectué du 12 au 21 septembre 2012 en France, une visite des structures œuvrant dans le domaine de l’énergie solaire. L’objectif de la mission que Salif Lamoussa Kaboré a effectuée, en compagnie du directeur général de la SONABEL, du directeur général de l’énergie et du directeur de la communication, était de visiter des projets-pilotes qui font école et surtout, discuter avec les potentiels partenaires du domaine de l’énergie solaire. Ainsi, la mission a pu visiter des installations des entreprises Citelum et Fonroche Energie, deux investisseurs potentiels dans le domaine de l’énergie solaire, et de l’Institut nationale de l’énergie solaire (INES) Savoie Technolac, un centre de recherche en énergie solaire à Chambéry.

La mission du ministre Salif Lamoussa Kaboré s’est d’abord rendue, sur invitation du groupe Fonroche Energie, à Agen, à une centaine de kilomètres de Toulouse au Sud-Ouest de la France, où elle a visité, le 14 septembre 2012 ? les installations d’énergie solaire et s’est entretenue avec les responsables de cette société. La société Fonroche Energie, créée en 2008, emploie aujourd’hui, plus de 400 personnes et est présente dans 15 pays, à travers le monde. En Afrique, le groupe est installé au Bénin. Fonroche Energie qui souhaite être présent au Burkina, développe surtout quatre métiers dans le domaine des énergies renouvelables :

l’énergie solaire photovoltaïque, avec plus de quatre mille (4000) installations photovoltaïques posées en France et plus de deux cents (200), en cours de développement. L’usine de fabrication des plaques solaires a une capacité de production de 90 MWc par an ;

l’éclairage autonome ; les toits des locaux de Fonroche à Agen sont couverts de plaques solaires qui produisent plus d’énergie que le service n’en consomme. Plus de 80 projets d’éclairage public sont en cours de réalisation ;

la méthanisation qui est un procédé qui consiste à produire du biogaz à partir de la biomasse. Plus de 70 projets de biogaz sont en cours de développement ;

la géothermie, avec une dizaine de projets en développement, permettra d’accéder à une énergie renouvelable compétitive et disponible pour la production de chaleur et d’électricité.
Le ministre et sa suite ont visité la chaîne de production des plaques solaires, du système de trackers pour le suivi du mouvement solaire et du système d’éclairage autonome.
La mission s’est ensuite poursuivie à Paris, puis à Bordeaux par une rencontre d’échange avec les responsables du groupe Citelum, et ses partenaires techniques et industriels que sont :

Génia Global Energy, une entreprise espagnole, spécialisée dans les études et le montage de centrales solaires photovoltaïques ;

Exosun, une entreprise industrielle française installée à Bordeaux et spécialisée dans la recherche et la fabrication de trackers ;

Csun, une entreprise chinoise fabricant des modules photovoltaïques.
Le Groupe CITELUM a présenté, en mai 2012, une offre pour le développement d’un projet dénommé « Une autre énergie, une autre lumière pour le Burkina Faso ». Le projet ambitionne de :

construire et d’exploiter une centrale solaire photovoltaïque de trente Mégawatts crête (30 MWc) à Zagtouli, avec un prix de cession du kilowattheure (kWh) de 0,12 euro, soit 78,71 francs CFA et dont le financement serait entièrement mobilisé par le groupe CITELUM et ses partenaires ;

financer la rénovation et l’extension du réseau d’éclairage public de Ouagadougou avec la mise en place d’un système de gestion et des équipements efficients et économes d’énergie permettant de générer des économies d’énergie de l’ordre de 35,70% par rapport à la situation actuelle. Les échanges avec le Groupe CITELUM et ses partenaires ont essentiellement porté sur le montage institutionnel et financier du projet, la garantie de la fourniture d’électricité et les bénéfices financiers que pourrait générer le projet. La société Génia Global Energy a donné des assurances quant à la viabilité technique, économique et financière du projet.
En ce qui concerne l’éclairage public, la mission a proposé que les différents partenaires se rencontrent et envisagent un projet-pilote, impliquant l’Association des municipalités du Burkina Faso. Après ces échanges à Paris, la mission, accompagnée des responsables du groupe CITELUM et de son partenaire Génia Global Energy, s’est rendue à Bordeaux pour visiter le site de l’entreprise Exosun et une petite centrale solaire-pilote raccordée au réseau EDF( réseau de transport d’énergie en France). Au cours d’une visite guidée, la mission a pu voir le système de trackers à double axe développé par Exosun.

A l’Institut national de l’énergie solaire/l’INES à Chambéry

L’Institut national de l’énergie solaire est un centre de recherche français de référence et l’un des premiers européens dédiés à la recherche, à l’innovation ainsi qu’à la formation à l’énergie solaire. Il est spécialisé dans la recherche – développement des technologies innovantes adaptées à l’électrification des communautés rurales. L’INES entretient un partenariat avec la Fondation de l’Institut international d’ingénierie, de l’eau et de l’environnement (2iE) de Ouagadougou et la visite à Chambéry s’est effectuée en compagnie de Mr Paul Giniès, directeur général des 2iE.
L’INES, qui est actuellement dirigée par M. Jean Pierre Vial, président de Savoie Technolac, coprésident fondateur de l’INES, sénateur, membre de la Commission Energie du Sénat, a été créé en 2005, à partir d’une idée des acteurs locaux et avec la collaboration du Conseil général de la Savoie et la région Rhône-Alpes. Avec seulement un effectif d’une dizaine de personnes à sa création, l’INES compte aujourd’hui, 360 compétences et ambitionne d’atteindre 500 personnes en 2013, de devenir le premier centre de référence en France, et d’occuper la troisième place mondiale en matière de recherche-développement en technologies solaires. L’institut dépose chaque année, en moyenne 50 brevets dont 90 % des programmes en recherche appliquée sont sous contrats. Il a tissé de nos jours, un réseau solide de partenaires qui se chiffre à une centaine, essentiellement, industriels. Le Dr Jens Merten de la CEA, l’un des plus importants partenaires de l’institut, a entretenu les membres de la mission sur les barrières technologiques pour le développement de l’énergie photovoltaïque au Burkina Faso et leurs solutions. Cet exposé visait à discuter avec la mission des forces et des entraves pour le développement des projets d’énergie solaire au Burkina Faso. Parmi les barrières identifiées on peut retenir :

la stabilité des grandeurs électriques du réseau : tension et fréquence d l’électricité distribuée ;

les surtensions dans le réseau ;-la poussière ;

le cadre institutionnel et réglementaire (politique fiscale, subvention, etc.) ;

l’insuffisance de personnel qualifié.

La mission a aussi suivi une présentation sur la société Energy Pool qui est un puissant outil de gestion de la demande d’énergie électrique. Le principe consiste à constituer un pool de clients disposant d’un moyen de production de secours ou d’appoint, et à développer un programme d’effacement de ces clients moyennant une motivation. L’avantage d’un tel outil est qu’il permet de répondre à des contraintes sur le réseau, sans devoir faire appel à de nouvelles sources de production. L’outil présente un intérêt important pour le Burkina Faso et la mission a souhaité que des discussions soient vite engagées, en vue d’en évaluer le coût pour une application dans le cadre de la gestion de la pointe de 2013.
En matière de formation, l’INES travaille avec l’Université de Savoie, un établissement de formation et de recherche pluridisciplinaires de haut niveau, implanté en Savoie et en Haute Savoie. L’Université de Savoie dispense des formations de cycle ingénieurs, Licence professionnelle « électricité et électronique-maîtrise des énergies renouvelables et électriques » et DUT « Génie électrique et informatique industriel ».
La mission a émis le souhait que l’institut appuie le Burkina Faso, à travers l’institut 2IE en matière de formation des cadres burkinabè dans les domaines sus-cités.

La société SCATEC Solar propose une centrale solaire de 60 MW

La mission a saisi l’occasion pour discuter avec la société SCATEC Solar qui se propose de développer une centrale solaire d’une puissance de 60 MW au Burkina Faso, en collaboration avec l’Institut International d’ingénierie, de l’eau et de l’environnement (2iE) de Ouagadougou, la Société financière internationale (SFI) et d’autres partenaires financiers.
La discussion a permis de faire le point du projet et de convenir des étapes et conditions d’exécution. Le prix de cession de l’énergie électrique à la SONABEL ne devra, en aucun cas, compromettre son équilibre financier. Il a été convenu de poursuivre les discussions techniques avec la SONABEL, afin de réunir toutes les données techniques indispensables à l’étude de faisabilité. La mission du ministre en charge de l’énergie en France a permis d’avoir une meilleure connaissance et une opinion objective de la crédibilité des entreprises Fonroche Energie et Citelum qui ont présenté des offres intéressantes de construction de centrales solaires au Burkina Faso. La visite de l’Institut national de l’Energie Solaire a permis de prendre connaissance des possibilités de formation qu’offre cette institution de référence et de renforcer le partenariat entre le Ministère des mines, des carrières et de l’énergie et la Fondation 2iE et l’INES, dans le cadre de la recherche de solutions innovantes adaptées à l’électrification des communautés rurales par l’énergie solaire.

Ministère des Mines, des Carrièreset de l’Energie/MMCE

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