Faire de la communication le levier de l’émergence en 2013

Chronique du 16  janvier 2013

Faire de la communication le levier de l’émergence en 2013

 

Fidèle à la mission de «faire de la communication tous azimuts un levier de la gouvernance, du développement et de l’implication des citoyens à la cause nationale», le ministère de la communication s’est mis en ordre de bataille pour jouer activement et sans répit, sa partition en vue d’accélérer l’objectif global du gouvernement, «bâtir ensemble un Burkina émergent». Le gouvernement plus tout, connaît l’importance de la communication dans l’équilibre et la stabilité d’un pays. L’année 2012, il a affiché assez clairement sa volonté de rester ‘’connecté’’ avec les populations.  Les chantiers sur lesquels s’est engagé le ministère de la communication et qui se poursuivent en 2013 sont assez évocateurs. Pour 2013, c’est avec des stratégies bien ficelées et un agenda débordant que le ministère de la Communication, porte-parole du gouvernement a déjà mis sa machine en marche. Au cœur du dispositif se trouve désormais le Service d’information du gouvernement (SIG) comme «moteur de la communication gouvernementale». Il est renforcé par la création d’un Centre d’appel. Les citoyens burkinabè résidant à Ouagadougou, à l’intérieur du pays ou même à l’extérieur pourront désormais recourir  à ce service pour avoir les informations officielles. Via le SMS, l’appel téléphonique gratuit au numéro vert et par connexion Internet, ils ont  l’information vraie et en temps réel. A côté de ce dispositif, 2013 verra le lancement par le SIG de nouvelles émissions télévisuelles interactives où les populations pourront poser directement leurs préoccupations aux gouvernants.

Les canaux traditionnels d’information et de communication que sont la radiodiffusion et télévision ainsi que la presse écrite seront également renforcés. En fait, il s’agit de poursuivre la mise en œuvre d’un vaste chantier ouvert en 2012 en vue de renforcer et de développer les capacités de la RTB et des éditions Sidwaya. L’objectif de cette vaste opération est de réussir le pari de la couverture intégrale du territoire burkinabè à travers la mise en place d’un plateau technique national de communication avec un relais fonctionnel dans chacune des 13 régions du pays.

Pour ce faire, le département d’Alain Edouard Traoré a négocié et obtenu un emprunt au profit de la RTB pour la réalisation d’infrastructures, l’acquisition de matériels de réalisation et de diffusion pour l’achèvement de la transition numérique en cours. Pour la réalisation du projet de télévision numérique en cours, c’est un plan de financement qui a été élaboré pour s’exécuter jusqu’en 2020 avec pour but final de créer une Société burkinabè de télédiffusion. A terme, tout cela ne sera viable qu’avec l’opérationnalisation d’une agence nationale de production audiovisuelle en vue de permettre à la télévision d’être moins portées vers la diffusion de séries et de magazines produits ailleurs. Le même processus est également enclenché pour le compte des Editions Sidwaya en vue de permettre à ce média public non moins stratégique d’être plus présent sur l’ensemble du territoire.

A côté de ces projets phares qui visent à mettre sur orbite les médias d’Etat, le ministère de la Communication ne pense pas moins de donner un véritable coup de pouce à la presse privée. La partition de ces entreprises médiatiques étant indispensable pour une émergence véritable du Burkina,  le département de la Communication envisage d’acquérir une rotative à leur profit. En fait, il s’agit de répondre à une vieille préoccupation qui est celle d’une imprimerie fiable, viable et accessible financièrement. En plus de la mise en place de cette imprimerie, le gouvernement envisage également de soutenir la presse privée par la mise en place d’un partenariat public-privé en vue de la création d’une messagerie pour une distribution plus efficience des journaux. Les premiers responsables du ministère promettent de tout mettre en œuvre pour que la subvention publique soit maintenue au profit de l’ensemble des médias privés.

Ces différents projets d’envergure ne pouvant pas aboutir et fonctionner véritablement qu’avec et par un personnel qualifié, le ministère de la communication continuera de mettre de la rigueur et plus de professionnalisme dans la formation continue des hommes et femmes des médias. Dans cette perspective, il compte ériger l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) en un Etablissement public de l’Etat à caractère scientifique, culturel et technique à vocation sous-régionale.

Toutefois, cette volonté de communiquer ne saura atteindre ses objectifs sans le concours de tous les départements ministériels, de l’accompagnement des femmes et hommes de média et de la population dans son ensemble. Le ton est donné à travers les différents chantiers entrepris. A chacun de jouer sa partition pour une bonne communication au Burkina Faso.

 

Ministère de la Communication

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