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Vœux de nouvel an : la Primature sacrifie à la tradition

6 janvier 2020 – 16 h 16 min Commentaires fermés sur Vœux de nouvel an : la Primature sacrifie à la tradition | 4 103 views

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Logement social au Burkina : Offrir aux citoyens l’opportunité de vivre décemment

Soumis par par 8 février 2012 – 9 h 35 minPas de commentaire | 5 434 views

Le taux d’urbanisation au Burkina Faso est estimé aujourd’hui, à 20%. Il est le plus faible de la sous-région. Cependant, l’urbanisation est galopante dans notre pays, depuis quelques années. Cette augmentation rapide de la population urbaine induit une demande pressante de logements décents. Les besoins annuels de logements sont évalués à 8000 unités pour Ouagadougou et 6000 pour Bobo-Dioulasso. Tenant compte du caractère irréversible du phénomène urbain, l’Etat prend à bras le corps la question du logement, à travers de multiples initiatives.

L’une des ambitions légitimes de tout homme est d’avoir un « chez soi ». Selon le revenu, le logement peut être de type populaire, de grand ou de moyen standing. L’essentiel étant de mettre la famille à l’abri, dans un cadre décent, sécurisé et agréable à vivre. Cependant, posséder une maison reste pour certains, un rêve difficile à réaliser, en raison des coûts élevés pratiqués dans le domaine de l’immobilier. Ceux qui parviennent à réaliser ce désir ardent, le font au prix de privations multiples. Ces derniers étant obligés de s’endetter pour payer une parcelle et pour construire leur logement. Et pendant qu’ils remboursent leur prêt bancaire, ils supportent les charges du loyer payé à un bailleur. A ces dépenses incompressibles, s’ajoutent les besoins primaires de la famille (alimentation, éducation, santé, etc.).

C’est autant de difficultés vécues par de nombreux salariés burkinabè qui ont conduit l’Etat à s’engager à nouveau dans la production de logements sociaux et économiques. Promouvoir le logement décent pour tous constitue l’un des six axes stratégiques, définis par le plan d’action de la politique nationale de l’habitat et du développement urbain. Cette politique sectorielle reconnaît l’accès au logement comme un enjeu majeur de la cohésion sociale et un facteur essentiel de développement. En effet, améliorer les conditions de logement d’un citoyen, c’est agir directement, sur sa qualité de vie et du même coup, accroître sa contribution en tant qu’acteur au développement.

Concrétiser le rêve des Burkinabè

Pour répondre aux besoins croissants de logement, l’Etat a fait l’option de s’intéresser prioritairement, aux ménages à revenu faible et intermédiaire. Les statistiques montrent qu’ils constituent environ 35% de la population. Leur capacité de mobilisation financière leur permet d’accéder à un prêt bancaire sur une longue période.  Le gouvernement va alors, mettre en place le Programme 10 000 logements sociaux dont la cible principale est cette catégorie de citoyens dits « ménages à revenu faible et intermédiaire».

Le logement social est un logement à coût réduit, décent, et offrant un minimum de fonctionnalité, de sécurité, de confort et d’hygiène. A l’ouverture du programme, pour 10 000 logements annoncés, près de 30 000 demandeurs ont été enregistrés dans les 45 provinces du pays. La province du Kadiogo à elle seule compte plus de 15000 demandeurs et celle du Houet, près de 2500. Ce programme a déjà fait des heureux bénéficiaires à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso,  Fada N’Gourma, Koudougou, et Ouahigouya. Pour l’année en cours, des logements sont en chantier à Ziniaré, Kaya, Tenkodogo, Dédougou et Gaoua. Il est évident que pour les ménages bénéficiaires de ces logements, c’est la réalisation d’un rêve, grâce à l’accompagnement de l’Etat.  L’innovation introduite par ce programme, est que les logements construits répondent aux besoins réellement exprimés par les demandeurs, en termes de nombre de chambres, de matériaux de construction, de la ville, etc. Au-delà du rêve individuel, à l’échelle de la ville, les logements construits ont permis de densifier le tissu urbain. Cela est un avantage certain pour la connexion aux réseaux d’électricité, d’adduction d’eau potable, de téléphone… La densification du tissu urbain a également comme intérêt, le développement d’un pôle de consommation, facteur incontournable du développement de l’économie urbaine.

L’accompagnement du secteur privé

La volonté politique est affichée pour juguler les besoins de logements. Cependant, les moyens de l’Etat restent limités, en raison des priorités qui sont de plus en plus nombreuses. Pour accroître le rythme de production des logements sociaux, l’Etat opère le choix stratégique de créer les conditions favorables à l’émergence de nouveaux partenaires, susceptibles de l’accompagner dans sa politique, à travers le mécanisme du partenariat public-privé. Il met alors en place un dispositif réglementaire et législatif adapté qui définit les contours d’exercice de l’activité de promotion immobilière et octroie des avantages substantiels. Dans le cadre de la loi portant promotion immobilière, l’Etat peut en effet, procéder à la cession définitive de parcelles viabilisées à des promoteurs privés porteurs d’un projet de logements sociaux. A cela, s’ajoutent des avantages spécifiques que sont les faveurs fiscales, fixées dans la loi de finances, pour l’importation des principaux matériaux de construction. Seulement, ces avantages sont assujettis à la garantie que donne le promoteur de tenir ses engagements, en réalisant effectivement des logements sociaux.

Ces efforts consentis par l’Etat suscitent un engouement  certain chez les promoteurs privés. A ce jour, une vingtaine a déjà sollicité et obtenu l’agrément de l’Etat et s’activent à mettre en chantier leurs   projets de construction de logements sociaux. Ces logements construits par les privés et ceux construits par l’Etat sont remis aux bénéficiaires, clés en main. Ils y habitent et remboursent leur prêt pendant 15 à 20 ans. C’est un avantage octroyé par la Banque de l’habitat du Burkina Faso (BHBF), par le biais d’un crédit acquéreur remboursable au taux bonifié de 5% sur 15  à 20 ans. Cela est rendu possible, grâce à une convention de mise à disposition de fonds signée entre le gouvernement et la BHBF.   A côté de cela, le ministère en charge du logement se mobilise pour la mise en place d’un bureau d’assistance à l’auto-construction. Ce service accompagnera les citoyens déjà propriétaires d’une parcelle qui désirent la mettre en valeur. Ils bénéficieront d’une assistance technique par la mise à disposition des plans-types de maison, des conseils sur le choix du matériau, des techniques de construction et du plan de financement.

Dans le souci de prendre en compte l’ensemble de la population, le développement du logement locatif reste une autre priorité du gouvernement. Pour que les ménages à revenu faible accèdent à un logement décent, le ministère de l’Habitat et de l’urbanisme entend promouvoir le logement locatif. Cela passe par la construction des Habitations à loyer modéré (HLM) à l’intérieur de la ville, de sorte à créer une mixité urbaine. La vision est de ne plus permettre l’installation ou la prolifération de quartiers spontanés, mais d’offrir l’opportunité à ces citoyens de vivre décemment, dans un cadre de vie sain au cœur de la cité, dans laquelle ils peuvent mener des activités leur permettant de subvenir à leurs besoins et de contribuer au développement du pays.

Ministère de l’Habitat

et de l’urbanisme

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