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Vœux de nouvel an : la Primature sacrifie à la tradition

6 janvier 2020 – 16 h 16 min Commentaires fermés sur Vœux de nouvel an : la Primature sacrifie à la tradition | 3 008 views

Le personnel de la Primature a présenté ses vœux de nouvel an au Premier Ministre son Excellence Monsieur Christophe Joseph Marie DABIRE ce lundi 06 janvier 2020 à Ouagadougou. Les collaborateurs du Chef du Gouvernement …

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Le levier de développement de notre football

Soumis par par 2 février 2012 – 10 h 08 minPas de commentaire | 2 733 views

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) est la plus importante compétition internationale de football en Afrique. Elle est organisée par la Confédération africaine de football (CAF) et met aux prises les sélections nationales africaines. Cette compétition, disputée tous les deux ans, s’est déroulée pour la première fois, en 1957, au Soudan. Depuis cette date, la notoriété de l’épreuve n’a cessé de croître. De seulement trois sélections à son avènement il y a 65 ans, les éliminatoires de la CAN enregistrent aujourd’hui, la participation des 53 pays que constitue le continent africain. Faire partie du gotha des qualifiés est donc devenu une priorité pour les Etats qui cherchent à s’affirmer, au plan sportif et aussi, la reconnaissance internationale. Le Burkina Faso n’est pas demeuré en marge de cette vision. Depuis sa première participation à une CAN en 1978 au Ghana, après avoir bénéficié de la disqualification de la Côte d’Ivoire, le pays des Hommes intègres s’est toujours évertué à inscrire régulièrement son nom parmi les qualifiés de cette épreuve continentale. Mais, non sans embûches. Car, malgré la volonté affichée des acteurs de l’époque à se qualifier, la CAN ne relevait pas toujours d’une sinécure. Il a fallu attendre, 18 ans après la première participation des Etalons à la biennale du football africain, pour voir le Burkina Faso apparaître de nouveau parmi les privilégiés de cette compétition. Et c’était en Afrique du Sud en 1996. Les Burkinabè fêtaient pour la première fois, une qualification acquise sur le terrain par leur équipe nationale. C’est à partir de cette période que la fièvre du ballon rond va s’emparer de toutes les couches socio-professionnelles du pays. Cette fièvre atteindra son paroxysme à la CAN 98 que le Burkina a eu l’insigne honneur d’abriter. La CAN 98 qui s’est disputée chez nous a réconcilié les Etalons avec leur public. Et de tous les quatre coins du Burkina, l’on manifestait fièrement sa fibre patriotique et son appartenance aux couleurs nationales. Ainsi donc, la faillite collective de l’équipe enregistrée deux années plus tôt, au pays de Nelson Mandela était rangée dans les oubliettes. Le brillant parcours des Etalons à leur CAN est venu effacer toutes les rancœurs et frustrations et apporter une paix et un renouveau au milieu du sport. C’est comme un seul homme que le pays tout entier s’est mobilisé pour pousser son Onze national à aller à l’exploit. Aucun observateur averti du football n’avait osé le placer à ce stade de la compétition. Même si au final, les Etalons ont rendu les armes au stade des demi-finales, ils ont écrit à cette CAN organisée au Burkina Faso, l’une des plus belles pages de l’histoire du football national.

Professionnalisation du football.

La CAN 98 restera à jamais comme le point de départ de la professionnalisation du sport-roi au Burkina. Des infrastructures comme le stade du 4-Août et le stade omnisports Sangoulé Lamizana ont été mises aux normes internationales. Les terrains d’entraînement construits pour permettre aux différentes sélections nationales de répéter leurs gammes pendant la compétition, ont été rétrocédés aux clubs qui ont vite trouvé là, un cadre propice pour accroître leur performance. La destination Burkina Faso est régulièrement scrutée par les joueurs étrangers pour les différents transferts et c’est le niveau du championnat domestique qui s’en est trouvé accru. Par là, le Burkina trouvera de la ressource pour se qualifier à la CAN suivante en 2000, au Ghana et au Nigeria. Cette présence assidue à la grande fête du football africain finira par ouvrir des perspectives aux joueurs locaux. Ceux-ci se feront de plus en plus courtisés par les clubs de l’Occident. Le football burkinabè commence donc à bien s’exporter et le stade du 4-Août, « l’écurie » des Etalons est devenu une citadelle imprenable. Mais, il a suffi de querelles intestines et que les Etalons se ramassent quelques gadins pour que le fil de la qualification régulière à la CAN se rompe. Ainsi, en 2006 en Egypte et en 2008 au Ghana, les Etalons étaient les abonnés absents à la table des seigneurs de la CAN. Pour rasséréner le monde du sport, le ministère en charge des Sports a ratifié en 2007, la politique nationale du sport, adoptée en Conseil des ministres par décret n°2007 – 590/PRES/PM/MSL/MEF du 25 septembre 2007. Elle vise à rationaliser les actions du gouvernement, à assurer des résultats significatifs dans la durée. En effet, pour minimiser les incertitudes et éviter les improvisations, il est apparu indispensable d’adopter une démarche stratégique et scientifique pour avancer vers les horizons fixés, et ce, à partir d’une réalité bien connue et avec des moyens mobilisables. La politique nationale du sport se veut être une charte qui dégage la nécessité de créer les conditions pour permettre aux structures associatives du sport de fonctionner de façon efficiente. Pour rester dans cette logique, la direction de sport de compétition a changé d’appellation pour devenir la direction de sport de haut niveau. Le Fonds national de promotion du sport et des loisirs (FNPSL) et l’Office de gestion des infrastructures sportives (OGIS) ont aussi été créés pour répondre à ces besoins. Le FNPSL est surtout un atout important pour rationaliser, centraliser et répartir les fonds extrabudgétaires qui restent faibles. La politique nationale du sport offre aussi, une bonne place à la pratique du sport pour tous, à la formation des cadres techniques et administratifs et met le sportif de haut niveau au centre de ses préoccupations dans l’atteinte de ses différents objectifs spécifiques. Ainsi, on a pu lire dans certaines de ses colonnes, qu’elle cherche à élaborer, en partenariat avec les fédérations, une politique nationale de détection ciblée des jeunes talents. Appuyer les fédérations à élaborer et à mettre en œuvre des programmes de développement. Elaborer le statut du sportif de haut niveau et sécuriser son environnement de pratique. Il urge aussi, de penser à la reconversion des sportifs de haut niveau pour éviter que les idoles ne deviennent des contre-exemples à la fin de leur carrière. Si toutes les propositions préconisées par la politique nationale du sport sont appliquées à la lettre, le sport national en général et le football en particulier, seront boostés de nouveau et les résultats suivront. Mais entre les propositions et leur exécution, il y a toujours un pas difficile à franchir. Toujours est-il que le sport-roi reste une des disciplines les plus en vue dans notre pays, constituant ainsi, une sorte de locomotive pour les autres disciplines sportives. On estime à une centaine, le nombre de footballeurs burkinabè expatriés à travers le monde. Le football est devenu un gagne-pain pour nombre de Burkinabè. On ne compte plus les centres de formation qui s’ouvrent un peu partout. Aussi, à l’occasion de chaque match des Etalons, on assiste au réveil d’un regain de patriotisme, toutes choses qui contribuent à cimenter les liens sociaux et à poser les fondements de la Nation burkinabè en construction.

Ministère de la Communication

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