AFRICALLIA 2012 – Franc succès du mondial des entreprises au Burkina
Le Premier ministre, Luc Adolphe TIAO a présidé la cérémonie officielle d’ouverture de la deuxième édition du Forum Ouest- africain de développement des affaires (AFRICALLIA), le 23 février dernier dans la Salle de conférences de Ouaga 2000.
« AFRICALLIA, le rendez-vous des entreprises » se veut un forum multisectoriel qui ouvre les portes du monde aux chefs d’entreprises de l’Afrique de l’Ouest à la recherche de partenariats stratégiques, techniques, commerciaux, technologiques ou financiers.
L’ouverture de cette deuxième édition s’est déroulée en présence de Mme Fatou HAIDARA, représentant le DR Kanddeh K Yumkelle , Directeur général de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), parrain du Forum , des membres du Gouvernement, des Chefs de missions diplomatiques, des représentants des Organisations internationales et interafricaines, des délégations étrangères d’hommes d’affaires et de nombreux chefs d’entreprises.
En cheminant avec FUTURALLIA, faut-il le rappeler, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso a pu tisser des liens assez étroits pour donner naissance à une coopération dont nous voyons aujourd’hui les fruits.
Le fruit de cette coopération est un outil formidable, un véritable tremplin pour des partenariats multiples, un creuset pour l’innovation, et un carrefour de rencontres de l’expérience et du savoir-faire des pays du Nord avec les extraordinaires potentialités d’une Afrique émergente.
Fidèle à sa tradition, et pour respecter le concept de FUTURALLIA, AFRICALLIA avait au programme cette année, plusieurs activités : Les rendez-vous d’affaires B to B en 48 heures, organisés par un logiciel de match-making, développé par FUTURALLIA, en fonction des souhaits des participants avec l’assistance d’interprètes ; un village des partenaires représentant une vitrine promotionnelle des choix pour tous les partenaires institutionnels et les grands sponsors ; un village « experts » réservé aux professionnels de la Finance, du conseil et des services aux entreprises ; un village international réservé aux institutions accompagnant leurs membres.
La première édition AFRICALLIA en 2010 a connu la participation de 20 pays sur un objectif visé de 30. Le bilan chiffré est le suivant : des représentants de 4 continents (Afrique, Asie, Amérique et Europe), 250 entreprises avec 330 participants, 2770 rendez-vous honorés, soit 10,22 rendez-vous par personne !
Après ce succès donc, l’organisation par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso de cette deuxième édition d’AFRICALLIA était un signal fort de son engagement à impulser au sein de l’espace CEDEAO, une dynamique de recherche de partenariats, dans le but de promouvoir les investissements directs étrangers capables de participer à la création de richesses dans notre pays.
En effet, cette édition du forum d’AFRICALLIA s’est tenue dans un contexte économique et financier marqué par la crise de l’Euro, avec pour conséquence la récession de la demande globale et la réduction des flux des capitaux.
Le développement des réseaux de partenariat se présente alors pour nos entreprises, comme une voie incontournable et une alternative pour faire face auxdits aléas et cheminer vers plus de compétitivité et de productivité.
Le Gouvernement burkinabè, et plusieurs partenaires, notamment l’Union monétaire Ouest-africaine, le Centre de la Commission de l’Union européenne (CDE), l’Ambassade de Chine, et l’Ambassade de la République de Chine Taïwan ont placé leur confiance à ce grand rendez-vous de promotion du secteur privé.
L’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) a promis s’y engager par la voix de son Directeur général, M. Kanddeh YUMKELLA, parrain de l’édition 2012. Il a déclaré que plus que jamais, les organisations de soutien aux entreprises consulaires du secteur privé, demeurent des partenaires privilégiés de l’ONUDI, et qu’en tant que tel , c’est un devoir pour l’organisation intergouvernementale qu’il dirige, d’accompagner ces efforts, conformément à son mandat.
Des efforts menés par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso et ses partenaires ont permis d’atteindre le score suivant lors de la présente édition de AFRICALLIA :
Sur une projection de 400 entreprises attendues, il a été enregistré la présence effective de 415 entreprises dont 21 chefs de délégations représentant 19 pays. Quant aux rendez-vous B to B, il a été programmé 5100 rendez-vous contre 2770 en 2010.
Les participants à AFRICALLIA 2012 venaient de plusieurs horizons : Sénégal, Côte d’Ivoire, Togo, Nigéria, Ghana, Cameroun, France, Turquie, de Taïwan, Etats-Unis d’Amérique, Canada.
L’Afrique du Sud et le Kenya avaient manifesté leur intérêt à prendre part à ce forum mais n’ont pu le faire…
A cette édition, la zone UEMOA s’est ouverte aux pays voisins de la CEDEAO, offrant ainsi aux participants venus du reste du monde une opportunité de marché de plus de 250 millions d’habitants.
Avec la crise internationale, l’Afrique n’a jamais suscité autant d’intérêt des grands groupes internationaux et des multinationales. Le continent africain est devenu une terre de prédilection pour les établissements financiers et les fonds d’investissements. D’où l’intérêt de saisir la perche ainsi tendue ensemble pour la réalisation des grands projets dans les domaines de l’infrastructure, de l’énergie classique ou renouvelable, des mines, de l’agrobusiness, et de la transformation des produits alimentaires qui, tous nécessitent des co-investissements, des partenariats public-privé.
Le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, tout comme le parrain d’AFRICALLIA et le Président de la Commission de l’UEMOA, ont tous salué cette heureuse initiative de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso qu’ils ont félicitée.
Le Directeur général de l’ONUDI, parrain d’AFRICALLIA, a annoncé sa volonté d’accompagner cette initiative qu’il a qualifiée d’opportunité de rencontres fructueuses, pour une meilleure contribution du secteur privé tant international qu’africain, au développement du continent.
Satisfaction affichée du Premier ministre, Luc Adolphe TIAO, qui a déclaré qu’il est illusoire de croire de nos jours, que le développement peut se faire sans le secteur privé.
Il est temps, a poursuivi le Premier Ministre, « que les Gouvernements africains mettent en place tous les dispositifs juridiques nécessaires, afin que les entreprises deviennent les vrais moteurs de développement de nos pays. C’est notre politique, notre vision. AFRICALLIA s’insère donc parfaitement dans cette vision ».
Ministère de l’Industrie,
du Commerce et de l’Artisanat







