Budget de l’Etat, gestion 2012 : Les performances des régies financières unanimement saluées

Le Burkina Faso a enregistré des performances significatives en termes de mobilisation de ressources au cours des dix dernières années.

En 2000, les recettes ordinaires qui traduisent la capacité de mobilisation de ressources internes de l’Etat avaient atteint deux cent huit milliards six cent vingt neuf millions de francs CFA                  (208 629 000 000 FCFA). Ces recettes ordinaires se décomposaient comme suit : les recettes fiscales regroupant notamment les impôts directs et indirects perçus au Burkina Faso s’étaient établis à cent soixante seize milliards trois cent trente quatre millions de francs CFA (176 334 000 000 FCFA) ; les recettes non fiscales, c’est-à-dire, les droits et frais administratifs (amendes de la police, de la gendarmerie, etc.), les ventes non industrielles (Journal officiel, péages routiers, etc.) ressortaient à quatorze milliards six cent quatre vingt seize millions de francs CFA (14 696 000 000 FCFA) ; les recettes en capital se chiffraient, quant à elles, à dix sept milliards cinq cent quatre vingt dix neuf millions de francs CFA (17 599 000 000 FCFA).

Une décennie après, soit en 2009, les recettes ordinaires mobilisées ont quasiment triplé pour atteindre cinq cent quatre vingt quatorze milliards huit cent quatre vingt quatre millions de francs CFA (594 884 000 000 FCFA). Elles se décomposaient ainsi qu’il suit : les recettes fiscales se sont établies à quatre cent quatre vingt quatre milliards six cent quarante sept millions de francs CFA (484 647 000 000 FCFA), soit 2,74 fois leur niveau de 2000 ; les recettes non fiscales ont plus que quintuplé pour atteindre soixante dix neuf milliards huit cent vingt millions de francs CFA (79 820 000 000 FCFA). Pour leur part, les recettes en capital dont le dépérissement est escompté du fait des privatisations se sont établies à trente milliards cinq cent quatre vingt dix sept millions de francs CFA (30 597 000 000 FCFA).

Ces performances dans la mobilisation des recettes ordinaires traduisent une efficience de la politique fiscale et des régies, l’accroissement du revenu réel par habitant du Burkina ne pouvant justifier celui des recettes fiscales.

Le constat des bonnes performances des régies est particulièrement frappant à partir de l’année 2009 à partir de laquelle l’accroissement des recettes à connu une tendance quasi exponentielle. En effet, les recettes fiscales sont passées de  quatre cent quatre vingt quatre milliards quatre cent soixante sept millions de francs CFA (484  467 000 000 FCFA) en 2009 à six cent quatorze milliards huit cent quatre vingt trois millions quatre cent dix sept francs CFA (614 883 417 000 FCFA) en 2011, soit un gain de cent trente milliards quatre cent seize millions quatre cent dix sept mille francs CFA (130 416 417 000 FCFA), en l’espace d’une année fiscale.

Ces performances qui ont été unanimement saluées par l’Assemblée nationale, toutes tendances confondues, sont les résultats des actions ci-après initiées par le Ministre de l’Economie et des Finances : la définition et la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie de mobilisation des ressources internes dite « approche des unités de recouvrement » ; l’informatisation des régies de recettes à travers le déploiement de SINTAX (système informatisé de taxation), l’informatisation du transit, l’interconnexion entre le Conseil burkinabè des chargeur et la COTECNA, l’ouverture de SYDONIA aux opérateurs économiques ; l’opérationnalisation des  perceptions spécialisées, l’utilisation du logiciel CIR (circuit intégré de la recette) ; la coordination des actions des structures de contrôle et la dynamisation des brigades mixtes Douane/Impôt.

L’année 2012 se présente également sous de bons auspices. Les ressources ordinaires sont projetées à huit cent quarante deux milliards cent quatre vingt dix sept millions deux cent soixante dix mille francs CFA (842 197 270 000 FCFA). A moyen terme, ces ressources propres de l’Etat sont prévues en augmentation avec la mise en œuvre des mesures ci-après : la mise en œuvre du système de liaison virtuelle pour les opérations d’importations et d’Exportation, permettant notamment de couper le lien physique entre agent de douane et opérateur économique ; la réalisation d’un recensement fiscal nécessaire à l’engagement d’opérations spéciales de recouvrement des droits d’enregistrement et de l’impôt sur les revenus fonciers ; l’exploitation de scanner qui constitue un instrument de facilitation et de lutte contre la fraude ; l’interconnexion du système informatique douanier du Burkina avec les systèmes informatiques des pays voisins (Togo, Côte d’Ivoire et Mali) nécessaire pour le suivi du transit international, l’échange d’information ; le renforcement des actions et contrôle du travail des agents à travers des audits, les contrôles de caisses, l’exécution du service dans les Offices par les Directeurs régionaux ; le renforcement du cadre institutionnel et organisationnel.

Fort de ces acquis, le Gouvernement a pris l’engagement, nonobstant un contexte international et sous-régional peu favorable, d’améliorer les conditions de rémunération des travailleurs de la fonction publique, tout en veillant à la soutenabilité des finances publiques.

On comprend dès lors, la réaction urgente des plus Hautes Autorités du pays, dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler « Affaire GUIRO ».

Le Ministre de l’Economie et des Finances lui-même, conscient de la nécessité de préserver la stabilité financière et macroéconomique du Burkina, entrevoit le renforcement des actions sus-énumérées à travers des mesures de contrôle plus drastiques des différentes régies, après la nomination du nouveau Directeur général des Douanes.

Nous attendons de lui de pérenniser ses performances tout en ouvrant le bon œil pour détecter toute délinquance financière, car en la matière, il est difficile même à un bon père de parier sur le comportement actuel et futur de son fils (sa fille) ; nombre de conjoints ne peuvent se vouer une confiance aveugle en matière financière. La qualité des textes et la célérité des sanctions de leur violation constituent les principaux remèdes.

Conscient de cette nécessité, le Ministre de l’Economie et des Finances a réitéré l’essence de son message du 16 janvier 2009 en inscrivant 2012 sous le signe du strict respect des valeurs de loyauté et de probité.

Les actions entreprises sous la houlette du premier responsable du département en charge des finances ont conforté la stabilité financière du Burkina. Il appartient à tout Burkinabè conscient de la délicatesse des questions financières de suivre la voie tracée, car la délinquance financière et ses conséquences sur nos performances peuvent provenir du Burkina comme de l’extérieur (affaire MADOFF). Tous unis pour le combat.

Ministre de l’Economie et des Finances

Print Friendly, PDF & Email

Articles Recommandés

Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 22 juillet 2020

Sig-Burkina

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES MCOM-CRCNT N° 002 DU 10 DECEMBRE- 2014

Sig-Burkina

Résultats officiels provisoires par région et par province proclamés par la CENI

Sig-Burkina

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En savoir plus...

Recommended
Le conseil des ministres s’est tenu le mercredi 11 janvier…