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Vœux de nouvel an : la Primature sacrifie à la tradition

6 janvier 2020 – 16 h 16 min Commentaires fermés sur Vœux de nouvel an : la Primature sacrifie à la tradition | 3 120 views

Le personnel de la Primature a présenté ses vœux de nouvel an au Premier Ministre son Excellence Monsieur Christophe Joseph Marie DABIRE ce lundi 06 janvier 2020 à Ouagadougou. Les collaborateurs du Chef du Gouvernement …

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Vaccination du bétail – Protection et suppression des risques d’épidémies

Soumis par par 21 décembre 2011 – 6 h 43 minPas de commentaire | 6 652 views

La vaccination est une des armes utilisées dans la lutte contre les maladies animales.   Elle permet de protéger un animal contre une maladie donnée par l’administration à celui-ci, par une voie appropriée, d’un vaccin (constitué par l’agent de la  maladie ou la toxine produite par cet agent mais ayant été modifiés).

De ce point de vue, la vaccination doit être perçue par l’ensemble des intervenants (techniciens comme producteurs), à la fois, comme un outil de protection du cheptel et d’accroissement de la production et de la productivité des animaux. Elle doit en outre garantir la santé publique par la mise sur le marché de la consommation (qu’il soit intérieur ou extérieur) de denrées alimentaires d’origine animale saines, débarrassées de toute maladie et autres résidus chimiques. 

Ainsi que cela transparait, la vaccination du cheptel offre aux producteurs qui y procèdent, de réels avantages, qui vont de la suppression du risque à la protection à moindre coût. Ceci est d’autant plus vrai que si 80% du troupeau est protégé, le reste l’est pratiquement.

Au Burkina Faso, la vaccination du cheptel concerne le gros bétail (bovins), le petit bétail (ovins et caprins), la volaille et les animaux de compagnie tels les chiens, les chats et les primates (singes), etc.  

Les maladies visées par la vaccination ont été identifiées. Le Kiti n° AN VII-0113/ FP/AGRI-EL du 22 novembre 1989 portant règlement de la police zoo-sanitaire, rend obligatoire la vaccination contre certaines maladies réputées transmissibles. Il s’agit de la péripneumonie contagieuse bovine, de la rage pour les animaux de compagnie, du charbon bactéridien et du charbon symptomatique dans les zones d’enzootie.

La vaccination est également obligatoire pour d’autres maladies telles que : pasteurellose des bovins, des ovins et des caprins, maladie de Newcastle …etc. 

 Les vaccins utilisés

 Il existe des vaccins contre les principales maladies notamment la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), la rage, le charbon bactéridien, le charbon symptomatique, la pasteurellose bovine, la pasteurellose ovine et caprine, et la maladie de Newcastle.

Le Burkina Faso qui n’a pas encore de laboratoires de production est obligé d’importer tous les vaccins utilisés de Bamako (Mali), de Garoua (Cameroun), de Dakar (Sénégal) et de MERIAL (France). Les vaccins sont importés par la Direction générale des services vétérinaires (DGSV) pour les vaccins contre les maladies pour lesquelles des campagnes de vaccination sont organisées par l’Etat (PPCB et Rage) et par les vétérinaires privés grossistes.

L’importation des vaccins est soumise à une autorisation délivrée par la Direction générale des services vétérinaires. Tous les vaccins utilisés sur le terrain sont payants. Qu’en est-il de la conservation des vaccins, des modes d’approvisionnement, de la vaccination sur le terrain et des informations données aux éleveurs sur le terrain ?

 D’abord, en ce qui concerne la conservation des vaccins, il faut savoir que les vaccins ont une durée de vie limitée indiquée par le laboratoire de production et dans des conditions précises de conservation. Les vaccins (vivants) lyophilisés tels les vaccins contre la PPCB doivent être congelés jusqu’à leur utilisation et transportés sous froid jusqu’au lieu d’utilisation d’où la nécessité d’une chaine ininterrompue de froid.

 Ensuite, au niveau de l’approvisionnement en vaccins, les directeurs régionaux des ressources animales et les vétérinaires installés en clientèle privée mandataires s’approvisionnent contre la PPCB et la Rage auprès de la DGSV principalement. L’approvisionnement des autres vaccins se fait auprès des grossistes.

 En ce qui concerne la vaccination sur le terrain, des campagnes annuelles contre la PPCB et la Rage sont organisées. Le lancement de l’opération se fait par l’autorité nationale vétérinaire. Le lancement officiel vise à informer plus amplement le public et singulièrement les éleveurs. Un bilan des campagnes exécutées durant l’année est fait ainsi qu’une programmation des campagnes de vaccination à venir. Par ailleurs, avant le déclenchement des opérations de vaccination, des séances d’information et de sensibilisation des éleveurs sont menées par les Directions régionales, provinciales et les agents au niveau local afin d’assurer le succès des campagnes de vaccination.

La période retenue pour la vaccination contre la PPCB et la rage s’étend du mois d’octobre à mars. L’on enregistre cependant des variations au regard des spécificités régionales en ce qui concerne la vaccination contre la PPCB, notamment les départs précoces des animaux pour la transhumance. Et pour plus d’efficacité sur le terrain, chaque direction régionale élabore son calendrier vaccinal. Les séances de vaccination se déroulent dans des parcs de vaccination pour faciliter la contention des animaux et permettre une bonne administration du vaccin.

 Enfin, il est important pour les  éleveurs de savoir qu’aucun vaccin administré une seule fois à un animal ne le protège toute sa vie. La plupart des vaccins utilisés protègent l’animal contre la maladie durant une année. C’est pourquoi, il est demandé aux éleveurs de présenter chaque année la totalité de leurs animaux à la date fixée par les agents de terrain et sur le lieu retenu pour les opérations de vaccination. Les animaux qui n’ont pas reçu de vaccination doivent être présentés lors des ratissages qui sont organisés. Il est donc recommandé aux éleveurs de retirer auprès des agents les certificats de vaccination quand ils se déplacent avec leurs animaux. Vacciner les animaux reste un acte très important, un acte citoyen que tout éleveur se doit d’accomplir. Il s’agit non seulement de protéger les animaux mais surtout de faire en sorte que le Burkina Faso, pays d’élevage, dispose d’animaux en quantité et en qualité. En outre, la vaccination des animaux de compagnie permet également de sauver des vies humaines en cas de morsure de chien, de chat, de singe…

                                                                                 MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES

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