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Vœux de nouvel an : la Primature sacrifie à la tradition

6 janvier 2020 – 16 h 16 min Commentaires fermés sur Vœux de nouvel an : la Primature sacrifie à la tradition | 2 303 views

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Acceuil » Actualités, UACO 2011

Béatrice Damiba, présidente du comité d’orientation des UACO : « Les nouvelles technologies sont une confirmation de la liberté de presse… »

Soumis par par 7 décembre 2011 – 11 h 29 minPas de commentaire | 2 911 views

La 8e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) est prévue du 7 au 10 décembre 2011 sous le thème : « Les nouveaux enjeux médiatiques en Afrique face aux mutations internationales : mondialisation, transition numérique, presse en ligne, éthique et déontologie ». Dans le cadre de ce grand événement, la présidente du Comité d’orientation, Béatrice Damiba explique, entre autres, à travers cet entretien, le rôle de ce comité et les enjeux des nouvelles technologies.

SIDWAYA (S) : Pour la 8e édition des UACO, un Comité d’orientation a été mis en place, en quoi consiste son rôle ?

Béatrice Damiba (BD) : La 8e édition des Universités africaines de la Communication de Ouagadougou (UACO) est une édition assez particulière parce qu’elle intervient dans un contexte national particulier. Nous avons connu des secousses avec un nouveau choix politique en matière de communication, mais aussi, c’est une édition qui se veut beaucoup plus ouverte et internationale. Il fallait donc revoir son organisation, c’est ainsi qu’en lieu et place des anciennes structures telles que le comité scientifique, le directoire, on a mis en place ce comité d’orientation.
Il n’ a rien à voir avec le comité d’organisation. Il est constitué de treize personnalités du monde des médias, des universitaires et des personnes-ressources y compris de l’étranger. Le comité d’orientation est chargé de coordonner de superviser sur le plan intellectuel et de donner des orientations à cette 8e édition des UACO.
Il s’agissait d’apporter une réflexion approfondie sur les objectifs poursuivis par les UACO et comment y arriver.

(S) : Les nouveaux enjeux médiatiques en Afrique face aux mutations internationales : mondialisation, transition numérique, presse en ligne, Ethique et déontologie ». Pourquoi le choix de ce thème pour la présente édition des UACO ?

(BD) : Nous n’avons pas participer à l’énoncé du thème, mais nous avons eu à l’approuver parceque c’est un thème d’actualité. Et je suis bien placée pour en être consciente dans la mesure où dans le domaine de la régulation des médias, nous sommes confrontés à ces mutations technologiques et c’est une question que nous avons eue plusieurs fois, à aborder. Ce sont les raisons pour lesquelles, au niveau du Conseil supérieur de la communication (CSC), nous avons été amenés à relire les textes de base de la communication au Burkina Faso tels que le code de l’information, le code de la publicité et projeter un nouveau texte sur la communication audiovisuelle pour tenir compte des changements vu que les textes existants, étaient dépassés. C’est donc un débat qui n’est pas encore vidé, épuisé d’autant plus que nous sommes dans la transition vers le tout numérique d’ici à 2015 ou 2020 par une décision des Etats membres de l’Union internationales des télécommunication (UIT). C’est donc bien qu’on puisse, à une moment donné, pouvoir partager, échanger avec les personnes venant d’horizons divers aussi bien au niveau national, africain qu’au plan international, sur comment ne pas rester en marge de ces mutations internationales et en particulier technologiques. Après cette 8e édition des UACO, les choses ne devraient plus êtres les mêmes.

S : Il est question de faire des UACO une biennale . Quel est votre point de vue sur ce changement ?

BD : Je suis une des personnes, qui a milité pour cette innovation parceque je trouvais que certains événements qu’on répète annuellement ne permettaient pas vraiment d’avancer. Il faut toujours avoir le temps d’évaluer, de mesurer l’impact, de mettre en œuvre les recommandations et les résolutions avant d’entamer une nouvelle édition, puisque chaque édition a un thème différent. En se donnant deux ans, cela nous permettra de bien valoriser ce qu’on aura récolté dans le cadre de cette édition et le ministère de la Communication aura le temps d’évaluer l’ensemble des éditions passées avant d’envisager la neuvième édition, en 2013.

S : On remarque que les journalistes de terrain participent moins aux UACO, quelle stratégie est mise en place afin qu’ils y prennent part ?

BD : La porte n’a jamais été fermée aux journalistes de terrain. C’est peut-être eux qui ne se sont pas intéressés aux UACO. Mais, cette année, avec le plan de communication qui a été mis en place, les appels, les rencontres de sensibilisation qui ont eu lieu et qui vont continuer avec les journalistes, les correspondants de presse, les courriers qui ont été diffusés partout, nous souhaitons que cette rencontre puisse connaître une forte participation des journalistes de terrain parce que avant tout, l’événement leur est destiné. Il a été clairement dit lors du déjeuner de presse, qu’il n’y a aucune condition pour participer aux UACO. Tout journaliste, qu’il soit de terrain ou pas, qui souhaiterait participer, a la possibilité de participer juste en s’inscrivant et en se libérant parceque si le journaliste est sur le terrain, ce sera difficile pour lui d’être aux UACO.

S : Pensez-vous qu’après sept éditions des UACO, il y a un impact de celles-ci sur la qualité de la production des journalistes au Burkina Faso ?

BD : Je reprends à mon compte une réponse que le ministre de la Communicaiton a eu à donner à une question similaire. Il n’y a pas eu une étude en tant que telle qui puisse faire ressortir l’impact ou l’évaluation des précédentes éditions sur le monde de la communication. Mais on peut affirmer qu’il y a eu quelque chose de positif parce que comme son nom l’indique, les universités, c’est le lieu où on acquiert le savoir, on partage le savoir. Conçues de cette manière, ces universités se déroulent en deux ou trois jours, mais c’est de façon intensive que les participants (Enseignants, chercheurs, étudiants ) y participent. C’est un moment du donner et du recevoir. Je suis sûre que les étudiants qui ont participé aux éditions passées, ont appris quelque chose, beaucoup plus que parfois six mois ou un an de cours. Je suis sûre qu’on apprend quelque chose lorsqu’on sort d’une telle rencontre.

S : Avec la mondialisation, l’arrivée de l’internet, quels sont, selon vous, les enjeux médiatiques auxquels les médias en Afrique et précisément au Burkina Faso doivent faire face ?

BD : L’arrivée d’Internet est une bonne chose, mais elle a aussi son revers. Je pense que c’est une bonne opportunité qui permet de diffuser davantage l’information le plus possible et le plus rapidement. L’Internet permet parfois aux personnes qui n’ont pas accès à la presse papier, de pouvoir y lire des articles. L’Internet démocratise l’information et il permet des échanges entre les internautes du monde entier sur des questions économique, politique, etc. Mais le revers est qu’il y a une crainte que les médias classiques (journaux, radio, télévision) prennent un coup. C’est aussi, pour ça que nous avons choisi le thème de cette édition parce que maintenant tout le monde se prend pour un journaliste. Alors que le journalisme est un métier qui a aussi ses règles et ses exigences. Il faut travailler à sauvegarder et à protéger ce métier et à contribuer au développement du Burkina Faso à travers la sensibilisation , l’éducation. Donc en même temps que la toile se développe, il faut que le métier de journalisme professionnel soit protégé et maintenu parcequ’on en a besoin.

S : Le problèmes d’éthique et de déontologie ne se posent-ils pas pour la presse en ligne vu que ce nouveau type de médias prend de l’ampleur ?

BD : Pendant les UACO, j’aurai à développer un panel sur la régulation à l’ère des mutations technologiques. C’est un problème sérieux car il est difficile de réguler les médias en ligne parcequ’on a pas de textes spécifiques sur la question. C’est maintenant qu’on en tient compte dans les projets qui sont soumis et qui seront peut-être adoptés l’année prochaine. Le problème qui se pose, à nous, en particulier, ce sont ces foras en ligne où si on ne fait pas attention, n’importe quoi peut être dit. Nous demandons aux journaux qui ouvrent ce débat de prendre leur responsabilité pour faire de la modération à priori. C’est très facile, derrière l’anonymat, d’injurier ou de diffamer une personne, mais c’est de la responsabilité des directeurs de publication de faire en sorte que ces dérives soient maîtrisées.
Mais il ne faut pas se faire trop d’illusions, plus on va avancer, plus les journaux en ligne prendront le pas sur les journaux papiers. Il y a aussi des raisons économiques puisque les journaux papiers se vendent moins bien. Quelques part, les nouvelles technologies sont un enrichissement, c’est aussi une confirmation de la liberté d’expression et la liberté de presse. C’est aussi comme une sorte de concurrence déloyale et même une tendance à la médiocrité parce que ce ne sont plus forcément des gens , qui ont appris le métier, qui dirigent où qui animent les réseaux sociaux.
C’est vraiment un couteau à double tranchant et il faut les manipuler avec prudence.

Entretien réalisé par souleymane KANAZOE

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