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39èmeJournée mondiale de l’alimentation : une alimentation saine pour tous, une priorité.

19 octobre 2019 – 9 h 29 min Pas de Commentaire | 88 views

Au Burkina Faso, c’est la ville de Bobo-Dioulasso qui a abrité le 16 octobre 2019, la cérémonie officielle de commémoration de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA) sous le thème « une alimentation saine pour un monde …

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11ème rencontre gouvernement-secteur privé : Les deux acteurs échangent sur le dispositif mis en place par le partenariat public /privé

Soumis par par 19 août 2011 – 13 h 29 minPas de commentaire | 4 900 views

La 11ème édition de la rencontre annuelle gouvernement – secteur privé s’est tenue le 18 juillet 2011 à Bobo – Dioulasso sous le patronage de Son Excellence, le Premier ministre Luc Adolphe Tiao. La rencontre a permis aux acteurs des secteurs privé et public de se concerter sur le thème suivant : « enjeux et modalités de réalisation des projets de partenariat public-privé pour la croissance économique du Burkina Faso ». Pour la circonstance les membres du gouvernement presqu’au grand complet étaient présents.

11ème rencontre gouvernement-secteur privé : Les deux acteurs échangent sur le dispositif mis en place par le partenariat public /privéLa notion de partenariat Public/privé se conçoit comme toutes formes d’associations du secteur public et du secteur privé pour offrir des services publics et s’est révélée comme l’alternative la meilleure pour financer le développement nationale dans le cadre de la stratégie de croissance accélérée et de développement (SCCAD). A Bobo Dioulasso donc, il s’est agit pour les deux parties de réfléchir et de jeter les bases de ce nouveau partenariat. A l’ouverture des travaux, les différents intervenants ont rappelé le contexte de crise qui a caractérisé le premier semestre de 2011, avec les conséquentes y afférentes mais ont également salué la capacité de réactivité des différents acteurs de la vie nationale pour une nation de paix et d’espérance. Madame Alizèta Ouédraogo, vice présidente de la chambre de commerce représentant le président El Adj Oumarou Kanazoé, a traduit la volonté réelle du secteur privé de contribuer au développement du pays en partenariat avec l’Etat.

11ème rencontre gouvernement-secteur privé : Les deux acteurs échangent sur le dispositif mis en place par le partenariat public /privé

C’est pourquoi a-t-elle noté, certaines contraintes qui entravent l’affermissement des bases d’un développement socio économique nationale devraient être levées. Il s’agit notamment du coût élevé de l’électricité qui est un facteur de production essentiel ainsi que de la fiscalité, de la poussée de la fraude, de la corruption, de la contrefaçon et de bien d’autres actes nuisibles. Selon elle, l’instauration du partenariat public privé est une invite du secteur privé à jouer pleinement son rôle de moteur de la croissance économique nationale, toute chose qui permettra d’optimiser les performances respectives des deux secteurs. Pour ce faire, l’Etat devra veiller à mettre en place un cadre juridique et règlementaire, mais aussi institutionnel d’encadrement des projets de partenariat public-privé ; il serait également opportun de relire les textes fondamentaux du commerce et de renforcer les capacités du secteur privé.

Quant au Premier ministre, il a mis en exergue la nécessité d’un partenariat dynamique effectif et attractif, bâti notamment sur la confiance mutuelle et la volonté commune de créer la richesse et des emplois dans un environnement paisible. Pour ce faire, a-t-il souligné, l’Etat prendra en compte les préoccupations suivantes : l’amélioration de l’environnement des affaires, le caractère dissuasif de la politique fiscale, la reforme de la justice, la lutte contre la corruption, la promotion d’une concurrence saine, le renforcement des capacités et le financement des initiatives privées.

Propositions pour un PPP fructueux

11ème rencontre gouvernement-secteur privé : Les deux acteurs échangent sur le dispositif mis en place par le partenariat public /privé

Au cours des échanges et débats qui ont suivi la présentation des exposés des consultants sur la problématique du partenariat public-privé, les hommes d’affaires ont fait de nombreuses propositions et posé des questions toujours dans l’optique de promouvoir le PPP au Burkina Faso. Outre la préoccupation récurrente du coût élevé des facteurs de production comme l’électricité, et la fiscalité, les différents ordres de métiers ainsi que leurs syndicats ont relevé leurs préoccupations ainsi résumées : demande d’exploitation du clinker de Tin-Hrassan pour éviter les ruptures de stocks au niveau national ; libéralisation du secteur de l’énergie ; l’assurance dans le secteur minier, le problème de suspension des lotissements ; la sécurité dans les zones industrielles et les établissements d’enseignement privés ; les conventions d’affectation des étudiants dans les privés etc…

A toutes ces préoccupations le gouvernement a apporté des éléments de réponses conformément aux dispositifs sectoriels mis en place. Pour ce qui concerne les lotissements par exemple, le gouvernement a précisé que l’arrêt des activités ne concerne pas les parcelles déjà bornées et que la reprise sera autorisée au cas par cas. A propos de la sécurité dans les entreprises privées, le gouvernement a promis de renforcer les capacités opérationnelles des sociétés de gardiennage pour de meilleures prestations. Sur la requête de Diamond Cement, le ministre des mines, des carrières et de l’énergie a affirmé que des instructions ont été données au BUMIGEB de trouver un site pour cette entreprise en vue de l’exploitation de la matière première entrant dans la fabrication du ciment. A la clôture des travaux, le Premier ministre a indiqué que le PPP constitue une stratégie indispensable pour le développement de notre pays.

Pour certaines questions spécifiques comme la fiscalité, les marchés publics, le financement, la fraude, la corruption et les coûts des facteurs de production, le chef du gouvernement a assuré que les réflexions vont se poursuivre dans ces domaines, avec des concertations au niveau national. Il a par ailleurs décidé qu’une évaluation générale de la rencontre gouvernement secteur privé soit faite en vue de la rendre plus dynamique. Dans cette optique, il a annoncé la création d’une structure de monitoring au sein du Premier ministère pour mieux suivre les réformes et apporter l’impulsion nécessaire aux rencontres gouvernement/secteur privé.

Le Premier ministre encourage des investisseurs privés

Le Premier ministre a également mis à profit son séjour bobolais pour visiter mardi 19 juillet, quelques infrastructures socioéconomiques de la ville avant de regagner Ouagadougou. Il s’agit notamment du port sec, de la filature du Sahel (FILSAH), de la maison de la culture et du siège de l’Association GAFREH. Destiné au fret routier, ferroviaire et aérien, le port sec constitue une plateforme multimodale de transit de marchandises. Pour Luc Adolphe Tiao, il s’agit d’un important investissement opéré par la chambre de commerce qui, il l’espère sera mieux géré pour contribuer conséquemment à l’économie nationale. A la filature du Sahel (FILSAH), le chef du gouvernement a exprimé son émerveillement pour « cette unité industrielle qui apporte une valeur ajoutée à notre économie ». Pour Luc Adolphe Tiao, FILSAH est un exemple concret qui utilise le coton Burkinabè à 99%, fondant ainsi la pertinence de l’initiative du gouvernement d’axer le financement du développement sur un partenariat public-privé.

Après FILSAH, c’était au tour de la maison de la culture de recevoir la visite du Premier ministre. A cette étape, le Premier ministre a manifestement exprimé son mécontentement au regard du très important retard accusé par l’entreprise en charge des travaux. Avec plus d’un an de retard, le Premier ministre a donné à l’entreprise trois mois pour achever l’ouvrage faute de quoi, des sanctions et des poursuites judiciaires seront prises à son encontre. Le siège du groupement d’associations des femmes pour la relance économique du Houet (GAFREH) a constitué la dernière étape de cette tournée. GAFREH qui regroupe 79 femmes œuvre dans le domaine de l’artisanat et recycle les sachets plastiques pour en faire des objets divers. Le Premier ministre a félicité les promotrices du centre pour leur initiative et promis un soutien du gouvernement à la hauteur de ses possibilités pour permettre au groupement d’employer plus de femmes, de s’assurer un label et de se rapprocher de l’OAPI pour garantir ses droits.

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