Flash Info
prev next

à La Une »

Dialogue politique nationale : les partis politiques de la majorité et de l’opposition échangent

15 juillet 2019 – 15 h 18 min Pas de Commentaire | 96 views

Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a procédé ce lundi 15 juillet 2019 à Ouagadougou à l’ouverture des travaux du dialogue politique nationale. Pendant une semaine les composantes de la classe politique auront l’occasion …

Lire l'article »
Actualités

Grands dossiers gouvernementaux

Chronique du Gouvernement

Chronique du Gouvernement du Burkina Faso

Conseil des Ministres

Ordre du jour et compte Rendu du conseil des Ministres

Les communiqués gouvernementaux

Les communiqués venant du SIG.

Le calendrier gouvernemental

Suivi de l’ensemble des activités gouvernementales.

Acceuil » Actualités, Reportage

Coopération Burkina Faso- Banque Africaine de développement (BAD):  Faire du Burkina Faso un grenier du Sahel ! 

Soumis par par 20 octobre 2017 – 19 h 42 minPas de commentaire | 1 220 views

Voilà un des engagements forts, pris par le président de la BAD lors du diner d’Etat qui lui a été offert par Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba à l’occasion de sa première visite officielle du 27 au 29 septembre 2017, au Burkina Faso.

« Je suis persuadé que le Burkina Faso a tout ce qu’il faut pour devenir un grenier du Sahel. Il dispose de 9 millions d’hectares de terres arables, dont seulement 46 % sont cultivées. Avec 233 000 ha de terres irrigables et 500 000 ha de bas-fonds, le Burkina Faso doit devenir le grenier du Sahel », foi du Président du groupe de la BAD, Dr Akinwumi A. ADESINA.

Cette vision  largement partagée par les autorités burkinabè    est en parfaite cohérence avec l’une des cinq  priorités ou « High 5 » définies par la BAD, pour orienter ses financements à savoir : « Nourrir l’Afrique ».  

En l’absence du premier ministre, c’est le ministre d’Etat, Simon Compaoré qui a pris la parole pour réaffirmer l’engagement du gouvernement,  à œuvrer dans le sens de la réalisation  de cette vision  bien en phase avec les objectifs du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES). Ainsi, s’adressant au président du groupe de la BAD, il a déclaré : « Je vous adresse mes encouragements et vous rassure de l’engagement du gouvernement burkinabè pour la poursuite de cette vision noble qui appelle et interpelle à l’action comme vous l’avez si bien dit, je cite «  la distance qui sépare la vision de la réalité est l’action » et « lorsque les dirigeants se lèvent, on obtient des résultats ». Nous vous rassurons que les dirigeants burkinabè sont déjà debout, avec notre ambitieux Plan de développement, le PNDES… »

En effet, le diagnostic approfondi de la situation économique du Burkina qui a permis d’élaborer le PNDES  met en exergue les contraintes majeures  qui assaillent le secteur agricole et l’empêchent véritablement de contribuer fortement à la croissance économique  du pays.

Ces contraintes sont  entre autres :  la dépendance du sous-secteur de l’agriculture aux aléas, l’intensification insuffisante de la production,  la faible durabilité du système agricole notamment son impact sur les écosystèmes et l’environnement, le faible niveau d’équipement des exploitations agricoles, le faible niveau d’accès au crédit agricole (moins de 15% des producteurs), le faible développement de la transformation, la faible commercialisation (moins de 20% de la production), la faible diversification de la production et le fort taux d’analphabétisme.

En dépit de ces contraintes, le gouvernement burkinabè consent d’énormes efforts chaque année pour développer le secteur agricole ;   il affiche avec le PNDES, de nouvelles ambitions et se veut encore plus déterminer à « Nourrir le Burkina Faso et l’Afrique » à en croire  Simon Compoaré : « Je voudrais vous rassurer que le Faso commencera à nourrir l’Afrique en commençant par le Burkina Faso lui-même, dans les 5 années à venir avec le PNDES. Rappelez-vous ‘’qu’il n’a fallu que trois (03) ans à l’Inde pour passer de la dépendance à l’autosuffisance alimentaire pour enfin devenir une puissance mondiale en matière alimentaire. » »

Mais le Burkina Faso seul n’y parviendra pas sans l’aide des partenaires techniques et financiers. C’est pourquoi, poursuit Simon Compaoré « il faudrait que la BAD nous accompagne à : mettre en place notre unité de production d’engrais ; construire notre usine de montage de tracteurs ; bâtir nos lycées techniques agricoles ; transformer notre or blanc, le coton dont nous sommes l’un des plus gros producteurs sur le continent. Plus généralement à transformer nos produits agricoles ; amener l’énergie électrique partout où ou il y a des besoins sur notre territoire ; aménager des routes de qualité pour renforcer l’intégration régionale. »

Dr. Akinwumi A. ADESINA  rassuré par cette volonté exprimée du gouvernement burkinabè, entend avec le soutien accru de son institution et de celui des autres partenaires au développement, aider le Burkina, à réussir son Plan  National de Développement Economique et Social.

Voilà déjà  47 ans que la BAD travaille avec le Burkina Faso et selon lui, le financement de la Banque a aidé à la construction du barrage de Bagré, qui a libéré 30 000 ha de terres irrigables, permis la maîtrise partielle ou totale de l’eau sur une étendue de 35 000 hectares et l’amélioration de la productivité agricole sur 65 000 hectares.

Le président du groupe de la BAD se veut aussi déterminé à réaliser la vision commune  qui est de « faire du Burkina Faso le grenier du Sahel ». Pour ce faire, il prévoit « dans le secteur agricole, aider le Burkina Faso  à transformer l’agriculture en une vaste activité commerciale, qui crée de la richesse. La Banque appuiera la création d’agropoles, avec l’infrastructure nécessaire, pour permettre au secteur privé et aux entreprises agroalimentaires de s’installer en zone rurale », puis il ajoute « Une priorité majeure sera d’aider le pays à transformer la filière coton par son industrialisation. Le Burkina Faso ne peut pas continuer à exporter du coton brut. Il doit ajouter de la valeur à son coton et créer beaucoup d’emplois, ici même dans le pays. En outre, nous appuierons la création de la Banque de Développement Agricole et d’Agribusiness, afin d’accroître l’accès au financement des chaînes de valeurs agricoles et de stimuler l’agro-industrie au Burkina Faso. »

Ces engagements sont déjà en cours de concrétisation a reconnu le ministre d’Etat qui a personnellement pris part dans la matinée du 28 septembre 2017 au lancement des travaux d’électrification des zones péri-urbaines de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, d’un cout total estimé à 30 milliards de Francs CFA dont une contribution de la BAD à hauteur de 21,6 milliards de francs CFA.

A ce jour, les investissements de la banque concernent 16 projets dans plusieurs secteurs, notamment les transports, l’agriculture, la gouvernance, l’énergie, l’eau et l’assainissement, pour un montant total de 468 millions de dollars.  Depuis 1970, la banque a investi plus de 1,8 milliard de dollars au Burkina Faso soit, l’équivalent de 1023 milliards de FCFA.

Du reste, le Document de Stratégie Pays 2017-2021 qui définit les orientations de l’action de la BAD en cohérence avec celles du PNDES, a été validé en début septembre 2017 et sera à n’en pas douter selon le ministre d’Etat Simon Compaoré, un outil de concrétisation des intentions de financement du PNDES indiquées à Paris en décembre 2016 d’environ 1,065 milliard USD, soit 639 milliards FCFA.

Voilà de quoi affirmer que la coopération entre le Burkina Faso et la BAD se porte bien et même très bien.

Le président ADESINA en s’engageant à soutenir la mise en œuvre du PNDES par l’entremise des priorités pour l’Afrique inscrites dans les High 5 de la Banque Africaine de Développement, à savoir : Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, Nourrir l’Afrique, Industrialiser l’Afrique, Intégrer l’Afrique, et Améliorer la qualité de vie des populations africaines, achève de convaincre que la BAD est un des partenaires stratégiques du gouvernement burkinabè.

« Faire du Burkina Faso un grenier du Sahel !», c’est donc possible et les potentialités sont là (la terre, l’eau et la jeunesse). Si tous les burkinabè se mobilisent autour du gouvernement et de ses partenaires stratégiques notamment la BAD qui affiche un engagement ferme à œuvrer pour la concrétisation de cette noble vision, le Burkina Faso deviendra le grenier du Sahel ; ce qui participera   à la réalisation de l’objectif du PNDES à savoir : « transformer structurellement l’économie burkinabè, pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous et induisant l’amélioration du bien-être social » .

Service Communication de la DGCOOP

 

Print Friendly, PDF & Email

Plus d'articles:

izmir web tasarim genital estetik