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Projet Maïs UEMOA : Les membres du comité de pilotage en conclave à Niamey

23 janvier 2017 – 18 h 32 min Pas de Commentaire | 33 views

La ville de Niamey accueille depuis ce dimanche 22 et ce jusqu’au 24 janvier 2017, la 2e session 2016 et la 1re session 2017 du comité de pilotage du projet Maïs UEMOA.
Financé à hauteur d’un …

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L’ACCÈS UNIVERSEL A L’ASSAINISSEMENT: L’ENGAGEMENT DE TOUS, UNE NÉCESSITE

Soumis par par 16 novembre 2016 – 7 h 28 minPas de commentaire | 235 views

web eauLe manque d’hygiène et d’assainissement est la source de nombreux problèmes de santé que vivent les populations notamment dans les pays en développement. En effet, en l’absence de système d’assainissement adéquat, les populations déversent dans les rues, les eaux de vaisselle, de lessive et de douche constituant ainsi des nids de moustiques responsables du paludisme et la dengue. Le paludisme est encore l’une des principales causes de décès en Afrique subsaharienne, avec près de 15% des décès des enfants de moins de 5 ans. La dengue est une maladie virale causée par un virus transmis par la piqûre d’un moustique appelé moustique-tigre. L’incidence de la dengue a augmenté de façon inquiétante durant les dernières décennies, ce qui lui vaut le qualificatif de maladie infectieuse émergente. L’OMS estime à 50 millions le nombre de cas annuels, dont 500 000 cas de dengue hémorragique qui sont mortels dans plus de 20% des cas. Le nombre de cas d’hospitalisation et le nombre de décès ne cessent d’augmenter jour après jour à Ouagadougou (les dernières statistiques en cours publiées font état de 645 cas dont malheureusement 7 décès). Pour réduire l’incidence de la maladie et pour prévenir une autre épidémie dans le futur, des efforts doivent être consentis chacun à son niveau pour juguler les populations de moustiques-tigre. Et l’une des meilleures solutions, c’est d’assainir son cadre de vie en évitant de déverser dans les rues, les eaux de vaisselle, de lessive et de douche et en prenant des dispositions pour faciliter l’évacuation des eaux stagnantes dans les caniveaux.
De nombreuses personnes défèquent toujours en plein air car ne disposant pas de toilettes. Le manque d’assainissement accroît le risque de maladies et de malnutrition, particulièrement pour les femmes et les enfants.
Outre cela, les mauvaises pratiques en matière d’hygiène et d’assainissement sont à l’origine de la pollution des eaux qui provoque des maladies d’origine hydrique notamment. Selon l’organisation mondiale de la santé, en 2012, 6,6 millions d’enfants sont morts avant leur cinquième anniversaire. Les principales causes de décès d’enfants de moins de 5 ans sont entre autres les maladies diarrhéiques et le paludisme. Selon la Banque mondiale, le manque d’assainissement engendre une perte socio-économique au monde d’environ 260 milliards de dollars par an.
Selon l’ONU, une personne sur trois dans le monde, soit 2,4 milliards d’individus, vit toujours sans installations sanitaires, 1 milliard de personnes pratiquent la défécation en plein air.
Au Burkina Faso, plus de 6 ménages sur 10 pratiquent la défécation à l’air libre. En 2015, le taux d’accès à l’assainissement était de 34,2% en milieu urbain et 12% pour le milieu rural. Avec ces taux, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) n’ont pas pu être atteints.
La commémoration de ce quatrième anniversaire de la journée mondiale des toilettes dont le thème national : «Accès universel aux services durables d’assainissement : l’engagement communautaire, gage de réussite » nous interpelle tous. En effet, l’accès universel à l’assainissement ne doit pas être le seul combat du gouvernement. Il ne sera une réalité que si les communautés, les populations à la base s’engagent à construire des latrines et réaliser les autres services d’assainissement. La question d’hygiène et de l’assainissement est un enjeu de santé publique. C’est pourquoi le gouvernement à travers le programme présidentiel a entrepris de construire au cours de l’année 2016, 449 latrines dans les écoles, 41 latrines dans les CSPS, 309 latrines publiques, 49 932 latrines familiales et 17 030 puisards domestiques. A ce jour, 344 latrines dans les écoles, 69 latrines dans les CSPS, 141 latrines publiques, 43 616 latrines familiales et 6 417 puisards domestiques sont réalisés dans les 13 régions du Burkina Faso. Toutes ces réalisations sont accompagnées d’approches innovantes d’information, d’éducation et de communication pour l’adoption définitive de comportements favorables à l’hygiène et à l’assainissement.
Outre cela, le ministère de l’Eau et de l’Assainissement a mis en place un vaste Programme national d’assainissement des eaux usées et excreta (PN-AEUE 2016-2030) dont l’objectif général est d’assurer un assainissement durable des eaux usées et excréta. Il a entre autres comme objectifs spécifiques d’éradiquer la défécation à l’air libre (DAL) dans un contexte de changement de comportement et d’assurer un accès universel et continu des populations aux services d’assainissement conformément à l’approche fondée sur les droits humains (AFDH). Les actions envisagés dans ce programme vise aussi à optimiser la gestion et la valorisation des eaux usées et boues de vidange dans une perspective de protection environnementale et sociale et à développer la recherche dans le domaine de l’assainissement des eaux usées et excréta en soutien à l’amélioration de l’offre technologique et des pratiques.
Le PN-AEUE vise à l’horizon 2030 la réalisation de :
- 740 189 latrines familiales pour desservir 17 331 400 de burkinabé ;
- 2 095 163 puisards domestiques pour l’évacuation des eaux usées domestiques ;
- 6000 latrines dans les centres de santé, les établissements scolaires et les lieux publics.
Il vise également un changement de comportement avec la certification de 8 653 villages d’atteinte de statut de fin de défécation à l’air libre par la mise en œuvre d’approches participatives et communautaires innovantes.
Les actions de communication n’auront d’impact que si les populations s’impliquent davantage à réaliser, utiliser et entretenir les latrines. Il faut que chaque citoyen prenne conscience de la nécessité de construire des latrines et des puisards dans les domiciles pour éviter le péril fécal et la prolifération des moustiques. Le lavage adéquat des mains au savon est également un impératif pour éviter de nombreuses maladies. Notre santé est précieuse. Préservons-la en adoptant les bonnes pratiques en matière d’hygiène et d’assainissement. Pour notre santé et notre dignité, utilisons les toilettes.

Le Ministère de l’Eau et de l’Assainissement

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