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Compte rendu du Conseil des ministres du vendredi 21 juillet 2017

21 juillet 2017 – 22 h 38 min Pas de Commentaire | 437 views

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou,
le vendredi 21 juillet 2017,
en séance ordinaire, de  15 H 00 mn à 19 H 00 mn,
sous la présidence de
 Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA,
                                                 Premier ministre, Chef …

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36ème : Journée mondiale de l’alimentation : Adapter l’agriculture et l’alimentation au changement climatique

Soumis par par 12 octobre 2016 – 7 h 03 minPas de commentaire | 534 views

image chroniqueLe monde entier commémore ce dimanche 16 octobre 2016, la 36ème Journée mondiale de l’alimentation (JMA), sous le thème « Le climat change, l’agriculture et l’alimentation aussi ». Au Burkina Faso où les activités commémoratives de cette journée se tiendront du 14 au 16 octobre, à la Maison du peuple, il est prévu une cérémonie officielle, suivie de communications, des expositions-ventes de produits agricoles et agroalimentaires et des remises de prix.

Le choix du thème de cette année s’explique par le fait que la sécurité alimentaire est l’une des questions principales liées au changement climatique.

En effet, les plus pauvres du monde, pour la plupart des agriculteurs, des pêcheurs et des éleveurs, sont le plus fortement touchés par la hausse des températures et la fréquence croissante des catastrophes liées au climat.

Or la célébration de la JMA 2016 intervient dans un contexte marqué par des pluies de plus en plus irrégulières aussi bien dans l’espace que dans le temps, avec pour corolaires des sécheresses, des inondations et des vents parfois violents.  Et le Burkina Faso, en tant que pays sahélien avec une faible pluviométrie, est fortement menacé par le  dérèglement climatique. Le pays a connu une longue histoire de lutte contre la sécheresse. Déjà dans les années 70, la sécheresse a occasionné des restrictions ou l’absence de nourriture et de pâturage, provoquant d’importantes pertes en vies humaines et animales. Ce qui, depuis lors, a amené l’Etat et ses partenaires à faire de la quête de la sécurité alimentaire une préoccupation permanente. Ainsi, d’énormes efforts ont été déployés par les gouvernements successifs, en vue d’assurer une alimentation suffisante aux populations. Ces efforts ont permis l’augmentation de la production agricole qui, aujourd’hui, garantit une disponibilité alimentaire. Mais cette situation reste précaire face aux aléas climatiques de ces dernières années.

S’adapter aux changements climatiques

La population mondiale connaît une croissance continue et devrait atteindre 9,6 milliards de personnes d’ici à 2050. Pour satisfaire les besoins alimentaires d’un tel monde, les techniques agricoles et les systèmes alimentaires devront être revus.

D’où l’intérêt du thème : « Le climat change, l’agriculture et l’alimentation aussi », dont l’objectif est d’attirer l’attention des populations sur la nécessité  d’adapter à la fois l’agriculture et l’alimentation au changement climatique et  de réduire l’émission des gaz à effet de serre. En clair,  il s’agit  d’adopter des pratiques culturales plus productifs et plus durables et des habitudes alimentaires résilientes et respectueuses de l’environnement. Toute chose qui revient à réduire les pertes alimentaires pendant les transformations des produits agricoles, à travers un certain nombre d’initiatives, notamment en améliorant la récolte, le stockage, le conditionnement, le transport, les infrastructures, le fonctionnement des marchés, ainsi que les cadres institutionnels et juridiques.

En renforçant la résilience des exploitants agricoles, il est possible de garantir la sécurité alimentaire pour les populations qui souffrent de plus en plus de la faim dans le monde et de réduire les émissions des gaz à effet de serre.

Assurer la veille contre l’insécurité alimentaire

Le Gouvernement burkinabè maintient la veille  contre toute menace à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Pour ce faire, il a mis en place un Comité de prévision de la sécurité alimentaire (CPSA), dont le rôle est d’analyser et de valider les informations collectées et traitées par les systèmes d’informations sous-sectoriels, dans le but d’élaborer un plan de riposte aux situations à risque. Après la campagne agricole 2015-2016,  marquée par de modestes performances, le Gouvernement a mobilisé la somme de trente milliards  (30 000 000 000) de francs CFA pour financer le plan de soutien adopté.  Il a notamment   procédé à des ventes à prix social et à la distribution gratuite de vivres aux personnes  vulnérables.  Le plan  de riposte prévoit  également la subvention d’intrants agricoles, les transferts monétaires et des appuis nutritionnels aux enfants de moins de 5 ans et aux femmes enceintes ou allaitantes.

La situation de la campagne agricole en cours au Burkina Fasoimage chronique 2

La campagne agricole 2016-2017 se déroule dans des conditions satisfaisantes qui pourront garantir une alimentation suffisante et équilibrée aux personnes vivant au Burkina Faso. Sur l’ensemble du territoire national,   le niveau d’exécution des opérations culturales, le  stade de développement et  l’état phytosanitaire des cultures se présentent bien.

Mieux, la situation alimentaire et nutritionnelle des ménages, au 20 septembre 2016,  reste  assez bonne avec l’apparition des produits issus des premières récoltes du niébé, de l’igname, de l’arachide et du maïs.

Par ailleurs, les marchés restent bien approvisionnés et les prix sont en général stables et même quelquefois en légère baisse sur certains marchés. Ce qui permet d’améliorer l’accessibilité  des ménages aux produits agricoles et agroalimentaires.

Ces résultats sont le fruit des efforts du Gouvernement qui accompagne les producteurs agricoles par l’octroi d’intrants, de  matériels agricoles et d’animaux de traits. Cette année, l’appui gouvernemental en faveur du monde agricole  est chiffré à 13 milliards de francs CFA. Les performances de l’agriculture et la disponibilité alimentaire sont également imputables au dévouement des agents d’agriculture qui s’emploient à enseigner aux producteurs les méthodes culturales qui minimisent les effets du changement climatique. Il en est ainsi pour les bassins de collecte d’eau qui viennent en appui aux stratégies paysannes d’adaptations  telles que le  zaï, les demi-lunes et les  cordons pierreux.  A cela il faut ajouter l’action des chercheurs agricoles, qui permet de mettre à la disposition des producteurs des semences améliorées, réduisant ainsi les conséquences du manque d’eau sur les spéculations en fin de saison pluvieuse.

La 36ème JMA est donc commémoré au Burkina Faso sous de bons auspices, avec la perspective d’abondantes récoltes.

Le ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques

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