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Conférence de presse du gouvernement : Le ministre Stanislas OUARO fait le bilan des activités de son département aux hommes de médias.

19 septembre 2019 – 15 h 15 min Pas de Commentaire | 115 views

Le traditionnel point de presse du gouvernement s’est tenu ce Jeudi 19 septembre 2019, à Ouagadougou. Avec comme invités, le Professeur Stanislas OUARO, Ministre en charge de l’éducation nationale et Rémis Fulgance DANDJINOU, ministre en …

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Cybercriminalité et traite humaine : Une recrudescence à Ouagadougou

Soumis par par 11 novembre 2013 – 17 h 27 minPas de commentaire | 3 116 views

La cybercriminalité et la traite humaine connaissent une recrudescence dans la ville de Ouagadougou, selon les avertis des questions sécuritaires. En matière de cybercriminalité, les infractions courantes portent particulièrement sur le e-escroquerie alors que la traite des humains s’intéresse aux mineurs, jeunes filles et femmes.

 

Selon les spécialistes de la sécurité, la e-escroquerie ou la cyber-escroquerie constitue l’une des infractions de la cybercriminalité. C’est un phénomène qui prend de l’ampleur dans la ville de Ouagadougou. Et les auteurs de la e-arnaque, d’origine étrangère, couramment appelés « brouteurs » ou « hackers » sont des experts en extorsion de fonds via l’internet. Leur mode opératoire, consiste d’abord à la recherche d’informations sur l’internet. Ensuite, une cible nommée « client » est découverte et une liste de services est énumérée en fonction du centre d’intérêt de la victime en vue de l’appâter par le jeu de l’intrusion et de propositions d’un certain nombre d’avantages à la cible. Enfin, après avoir gagné la confiance du « client », des fonds extorqués à ce dernier par l’entremise de ces manœuvres frauduleuses et s’en suit la destruction des traces. Il faut préciser qu’au Burkina Faso, les fonds extorqués transitent généralement par les agences de transfert pour être récupérés par l’auteur du forfait.

 Dan la traque de ces délinquants de la toile, les forces de sécurité sont confrontées à plusieurs difficultés. Des difficultés qui tirent leurs sources au niveau de la collaboration entre les enquêteurs et les établissements bancaires ; la collaboration entre les promoteurs des agences de transfert de fonds et les enquêteurs et l’absence de contrôle dans les cybercafés. Pour éradiquer le phénomène, les services de sécurité recommandent l’organisation de campagnes de sensibilisation et la formation des responsables d’institutions financières, des promoteurs des agences de transfert d’argent et des cybercafés sur la e-escroquerie. Toute chose qui permettra de susciter en eux une collaboration franche avec les forces de sécurité. Les autres recommandations sont la mise en place d’un système de contrôle et de surveillance des cybercafés de concert avec les promoteurs ; le renforcement des modalités d’ouverture des agences de transfert de fonds ; le toilettage complet du secteur des agences de transfert ; l’obligation pour les gérants des agences de transfert de détenir un registre dans lequel est répertorié toutes identités des clients ; l’installation de vidéo surveillance dans les agences de transfert et enfin, la création d’un serveur unique pour centraliser les données de toutes les agences de transfert.

Autre phénomène, la traite des mineurs et des jeunes filles et femmes

Ce phénomène a pour conséquence, la recrudescence de la prostitution, en témoigne les multiples arrestations des acteurs de cette traite par les forces de sécurité. En ce qui concerne le mode opératoire, les premiers acteurs de cette activité sont les proxénètes et autres recruteurs. Ces derniers, proches des victimes, ciblent les mineurs, les jeunes filles ou les jeunes femmes des familles à revenus modestes pour leur faire de fausses promesses d’emploi sur place en Europe, et par d’autres formes de contraintes. Ensuite, viennent les passeurs qui sont chargés d’assurer le transport ou le transfert des victimes vers les lieux d’accueil. Selon les sources sécuritaires, arrivés à ces lieux, elles sont accueillies et hébergées par les trafiquants qui, à leur tour, les livrent à d’autres exploitants ou les exploitent eux-mêmes. Il sied de relever, précisent les mêmes sources, que ces mineurs sont dans la plupart d’origine étrangère ou Burkinabè. Elles sont utilisées à des fins de prostitution. Au Burkina, les victimes de traite sont couramment utilisées dans la prostitution.

L’une des difficultés majeures que sont confrontées les forces de sécurité pour mettre ces acteurs hors d’état de nuire, est le refus de dénonciation des auteurs par les victimes de peur de représailles ou du fait des liens qui existent entre eux (amitié ou parenté). C’est pourquoi, il est recommandé l’indentification des zones de départ des victimes et la sensibilisation des familles situées dans ces zones ; l’implication des représentations diplomatiques des pays concernés dans la lutte et le renforcement des capacités financières des services de l’Action sociale pour la prise en charge des victimes et leur réinsertion dans la société et également des Brigades Régionales de Protection de l’Enfance (BRPE) pour plus d’efficacité dans la lutte contre le phénomène.

Direction de la communication et de la presse ministérielle (DCPM)

Source : MATS

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