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16 février 2019 – 14 h 51 min Pas de Commentaire | 207 views

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Acceuil » Actualités, UACO 2011

RAPPORT DE SYNTHESE des UACO 2011

Soumis par par 13 décembre 2011 – 17 h 28 minPas de commentaire | 2 413 views

Du 07 au 10 décembre 2011, se sont tenus dans la salle de conférence de Azalaï Hôtel Indépendance à Ouagadougou, les travaux de la huitième édition des Universités Africaines de la Communication de Ouagadougou sur le thème : « Les nouveaux enjeux médiatiques en Afrique face aux mutations internationales : mondialisation, transition numérique, presse en ligne, éthique et déontologie. Ont pris part aux travaux de la 8ème édition des UACO près de quatre cents (400) participants dont : des professionnels, universitaires, personnes ressources du secteur des technologies de l’information et de la communication et des étudiants des structures de formation.

 I – DE LA CEREMONIE D’OUVERTURE

Placée sous le haut patronage de son Excellence Monsieur Luc Adolphe TIAO, Premier ministre, et le parrainage de Monsieur Mathurin BAKO, Président de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes(ARCEP), la cérémonie d’ouverture de la 8ème édition des UACO  est intervenue le mercredi 07 décembre 2011 à 18h, en présence de membres du gouvernement, de présidents d’institutions, du représentant du chef de file de l’opposition, de représentants du corps diplomatique et d’organisations africaines et internationales, du président de l’Alliance francophone et de nombreuses personnes ressources venues d’Europe et d’Afrique.

Cette cérémonie a été ponctuée par trois interventions :

–          le mot de Monsieur Alain Edouard TRAORE, ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, et Président Exécutif des UACO ;

–          le discours de Monsieur Mathurin BAKO, Président de l’ARCEP, parrain de l’édition 2011 ;

–          l’allocution d’ouverture de Son Excellence Monsieur Luc Adolphe TIAO, Premier ministre.

Prenant le premier la parole, le Président Exécutif des UACO, Monsieur Alain Edouard TRAORE, ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, a présenté les Universités Africaines de la Communication de Ouagadougou comme une grande plate-forme d’échanges entre professionnels et universitaires du secteur de la communication sur une thématique d’actualité.

 Le ministre a annoncé des perspectives de partenariats avec des acteurs du Nord et la consolidation des assises des UACO pour en faire une manifestation d’envergure internationale à l’image du FESPACO. Il a clos son propos en remerciant toutes les personnalités, institutions ou structures qui ont soutenus l’organisation de cette édition par des contributions diverses.

Monsieur Mathurin BAKO, Président de l’ARCEP, s’est déclaré honoré par le choix porté sur sa personne pour parrainer les 8ème UACO. Il  a vu en cela une marque de considération à laquelle il a associé toute son institution, mais aussi la reconnaissance du rôle éminent que celle-ci joue dans la gestion des mutations technologiques en cours et à venir au Burkina Faso.

Dans le discours d’ouverture qu’il a prononcé, Son Excellence Monsieur Beyon Luc Adolphe TIAO, Premier ministre, a rendu un vibrant hommage aux initiateurs des UACO et à toutes les personnalités qui en ont assuré la pérennisation.

 Abordant le thème de la 8ème édition des UACO, le Premier ministre en a souligné la pertinence ainsi que la nécessité d’une approche cohérente des défis et enjeux des mutations technologiques parce qu’elles constituent des opportunités qu’il faut saisir pour accélérer le processus de développement de nos Etats et le bien être des populations sans occulter la réflexion en termes de respect des règles d’éthique, de déontologie et de gouvernance du secteur de la communication.

    S’agissant de la question de la transition numérique, son Excellence Monsieur le Premier ministre a indiqué que les pays africains sont encore largement dans les phases préparatoires à cette mutation technologique, d’où son souhait de voir le continent être  au rendez-vous de l’échéance de 2015 pour l’avènement de la télévision numérique de terre.

  II – DU DEROULEMENT DES TRAVAUX

Après la cérémonie d’ouverture, les travaux ont  débuté par un exposé introductif sur le thème général des UACO qui a été assuré par Monsieur Mahamoudou OUEDRAOGO, journaliste, ancien ministre de l’information et de la culture, conseiller à la Présidence du Faso.

Suite à  son exposé, quatre panels ont été organisés.

De nombreuses contributions sur les différents thèmes inscrits à l’ordre du jour ont été versées aux différents panels. Elles se sont articulées autour de trois blocs thématiques :

  • les problèmes techniques, économiques et politiques liés aux mutations technologiques;
  • les défis du professionnalisme à l’heure des mutations technologiques ;
  • la problématique de la régulation des contenus à l’heure de la convergence numérique.

 Des problèmes techniques, économiques et politiques liés aux mutations technologiques.

Les mutations technologiques rythment de nos jours tous les secteurs d’activité. Elles offrent de nombreuses opportunités que devraient saisir tous les Etats, en particulier ceux du Sud, pour accélérer leur processus de développement et le bien être des populations. Il s’agit, entre autres,  de la compétitivité économique, de la promotion de l’art africain contemporain et du multilinguisme. Les technologies de l’information et de la communication apparaissent, à cet égard, et sous bien des angles, comme une chance pour l’Afrique.  

 Il revient par conséquent à chaque Etat, au plan politique, de prendre les mesures appropriées pour favoriser l’acquisition des nouveaux supports par les populations et les opérateurs, notamment face à la transition numérique en perspective, pour laquelle les Etats du Sud sont encore à des phases préparatoires alors que d’autres l’ont entièrement réalisée.

Dans le secteur des médias, de nouvelles opportunités s’offrent, notamment dans la possibilité d’utilisation de nouveaux supports comme le mobile et d’autres plates-formes pour la diffusion de leurs contenus.

 Des défis du professionnalisme à l’heure des mutations technologiques.

 Les mutations technologiques dont Internet, ont réussi à fédérer les supports traditionnels de la communication ; d’où une source prodigieuse d’informations qu’offre la toile, dont l’exploitation pose de nombreux problèmes dans le respect des règles déontologiques et éthiques.

Le journaliste contemporain, qui devient de plus en plus un journaliste du multimédia, a mal à son statut du fait de l’émergence d’autres acteurs, dont les pratiques sont parfois aux antipodes des règles professionnelles.

Il revient par conséquent au journaliste de s’adapter au nouveau contexte, tout en s’affirmant dans son professionnalisme, lequel se heurte à plusieurs défis à l’heure de la convergence numérique :

–          défi technique ;

–          défi organisationnel ;

–          et défi éditorial.

Certes, l’action des médias est globalement décisive dans toutes les dimensions de la gouvernance.  Cependant, elle comporte quelquefois des travers regrettables dans les processus démocratiques et la conduite des politiques publiques.

De la problématique de la régulation des contenus médiatiques à l’heure des mutations technologiques.

 La régulation des contenus devient de plus en plus difficile en raison de la fédération et de la multiplication des supports de la communication, dont certains relèvent plutôt de l’usage privé. Les médias ignorent donc désormais les frontières et s’affranchissent des tutelles ; ce qui pose de nos jours une crise de légitimité des Etats dans leur rôle traditionnel de régulateur, crise aggravée par l’émergence d’une nouvelle citoyenneté incarnée par les réseaux sociaux, dont l’influence est de plus en plus grande.

Il y a dans les mutations technologiques, une source potentielle de dérives professionnelles, d’atteintes à la vie privée des citoyens, notamment en ce qui concerne la protection des données à caractère personnel.

 Le traitement de l’information repose désormais sur de nouveaux paradigmes, au regard des  difficultés à contrôler les supports et les contenus. En dernier ressort, le journaliste est interpellé sur sa responsabilité sociale et sur l’image qu’il doit refléter à la société.

En rapport avec la protection des exceptions culturelles dans le contexte de la mondialisation, c’est désormais sur un socle conventionnel supra national qu’il faut entrevoir cette problématique ; d’où la nécessité d’un appel à la solidarité numérique, surtout dans la sphère francophone, pour que la mondialisation de l’information soit respectueuse des spécificités culturelles.

 Après ces contributions, les questions qui ont focalisé les débats ont porté sur :

–         une invitation des gouvernements africains à conduire  la transition numérique à travers des approches concertées dans une synergie de mutualisation des moyens et des expériences ;

–         une prise de mesures fiscales et para fiscales pour favoriser l’acquisition de matériels numériques par les récepteurs et les diffuseurs ;

–         une prise de dispositions appropriées pour numériser les archives visuelles, audiovisuelles et de presse, patrimoines de l’Etat, richesses des nations.

–         la nécessité pour les pouvoirs publics  de  saisir l’opportunité que représentent les TIC pour booster le développement socio-économique dans des messages en langues africaines, en vue de leur insertion harmonieuse dans la société de l’information.

Les échanges nourris entre les participants sur les différentes thématiques inscrites à l’ordre du jour des 8ème UACO ont permis de suggérer des pistes d’action et de réflexions en direction des politiques et des praticiens pour une approche  cohérentes des problématiques que posent les mutations technologiques, en particulier sur le secteur de la communication.

III- Des activités organisées en marge du colloque thématique

Les activités organisées en marge du colloque thématique ont porté sur :

–         l’ouverture des UACO au monde universitaire à travers des interventions d’experts français dans des structures de formation en journalisme ;

–         les perspectives de partenariat à développer dans l’espace UEMOA, des pays membres du CAMES pour optimiser les capacités des établissements de formation;

–         un protocole d’entente entre le ministère de la communication et les responsables de quatre régions administratives (Cascades, Est, Sud Ouest et Nord) pour l’installation d’unités de reportages télévisuelles dans leurs régions avec, en perspective, la création de stations régionales;

–         une rencontre entre les responsables de télévisions de l’espace UEMOA, sous le parrainage de Monsieur le Président de la Commission de l’UEMOA, qui ont posé les bases d’une collaboration dans des domaines d’intérêts partagés ;

–         la diffusion d’un film documentaire et la dédicace d’un ouvrage sur la crise sociale qui a secoué le Burkina en 2011 ;

–         la démonstration du blog présidentiel Le blaiso.net ;

–         un diner de presse entre le monde des  affaires et la presse autour du thème « le climat des affaires et des investissements au Burkina après la crise » ;

–         une sortie de presse sur le site du pôle test de croissance de Bagré, qui a offert une tribune d’échanges sur ce projet national de grande envergure ;

–         des excursions touristiques : à LAONGO, au village artisanal de Ouagadougou, dans la forêt classée de Bangr-weoogo et à Bagré.

 Les participants ont sanctionné leurs travaux par des  recommandations

 Fait à Ouagadougou, le 10 décembre 2011.

                                                 Les participants

 

Recommandations

 A l’issue du colloque thématique et des activités organisées en marge de la 8ème édition des UACO, les participants ont formulé les recommandations suivantes:

1-    Aux responsables de télévisions de l’espace UEMOA d’impulser une nouvelle dynamique à la production audiovisuelle par des mécanismes de coproduction et d’échanges des programmes ;

2-     aux responsables de télévisions de se retrouver régulièrement, sous l’égide de l’UEMOA,  dans un cadre de concertation à formaliser.

3-    au ministre burkinabè en charge de la communication, d’approcher ses collègues de l’espace UEMOA et les autorités de l’Union en vue d’une relance de la Conférence des ministres en charge du secteur ;

 4-    aux structures de formation de l’espace UEMOA, la poursuite et la consolidation du processus de concertation amorcé à la faveur de ces UACO en vue de la promotion d’un partenariat dans le domaine des échanges d’expériences, d’enseignants, d’encadrement des étudiants et stagiaires, de la recherche, des curricula etc. ;

 5-    à l’ISIG, sous l’égide de l’UEMOA, de susciter la mise en place d’un cadre de concertation formel entre les structures de formation privée de la sous région

 6-    au gouvernement burkinabè et à ses partenaires techniques et financiers d’apporter tout le soutien financier et matériel requis au processus d’implantation des télévisions régionales, gage d’une pertinente impulsion du développement à la base ;

 7-    à la RTB d’approcher le secteur privé, notamment les PME-PMI, en vue d’une concertation pour la création de condition d’accès plus favorables aux antennes et  aux prestations ;

a-) aux gouvernements africains d’accélérer l’adoption et la mise en place de la e.gouvernance ;

b-) aux organismes sous-régionaux comme la BAD, l’UEMOA et la CEDEAO  une plus forte implication dans la production audio visuelle aussi bien dans les secteurs publics que privés des médias ;

 8-    aux gouvernements africains et aux partenaires, l’allocation de ressources budgétaires suffisantes pour faire des UACO, une manifestation panafricaine ;  

 9-     au gouvernement burkinabè :

 –          la prise de dispositions appropriées pour conserver la dynamique des UACO entre deux éditions ;

 –         la consolidation de ses acquis organisationnels qui ont permis le succès enregistré à la présente édition.

  

Ouagadougou le 10 décembre 2011

 

Les participants

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