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Acceuil » Actualités, UACO 2011

Mathurin Bako, président de l’ARCEP: « Les UACO constituent une formidable tribune d’échanges et de réflexions sur les médias »

Soumis par par 5 décembre 2011 – 15 h 35 minPas de commentaire | 3 535 views

La 8e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) 2011, se tient du 7 au 10 décembre. Le parrain de l’activité, le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (ARCEP), Mathurin Bako, s’est exprimé sur l’évènement, ainsi que sur les enjeux du numérique pour les médias.

Sidwaya(S) : Présentez votre structure et le rôle qu’elle joue dans le paysage institutionnel Burkinabè ?

Mathurin Bako (M.B.) : L’ARCEP est une institution nationale indépendante, dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Successivement appelée ARTEL puis ARCE, elle est régie par les dispositions de la loi n° 061-2008/AN du 27 novembre 2008 portant ‘’réglementation générale des réseaux services de communications électroniques au Burkina Faso’’ modifiée en mai 2010 pour permettre à l’Autorité de régulation de prendre en compte le secteur postal. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes est dotée d’un conseil de régulation de sept conseillers nommés par décret pris en Conseil des ministres pour un mandat de six ans. L’ARCEP est une structure rattachée du premier ministère. Elle a pour missions d’élaborer des propositions visant à adapter le cadre juridique dans lequel s’exercent les activités des communications électroniques et d’instruire des demandes de licences. Elle procède également à la délivrance, au transfert, à la modification, au renouvellement, à la réduction de la durée, et à la suspension ou au retrait des licences individuelles dont l’obtention n’est pas soumise à un appel à concurrence et des autorisations générales. Elle assure aussi le suivi du respect de la réglementation en vigueur et des termes des licences tels que les autorisations et déclarations accordées dans le secteur des communications électroniques. Les opérateurs ou fournisseurs de services de communications électroniques tout comme les utilisateurs peuvent saisir l’Autorité de régulation. Pour les litiges entre opérateurs et utilisateurs qui relèvent de sa compétence, l’Autorité de régulation diligente librement la tentative de conciliation. En cas d’échec de la conciliation, les parties saisissent les juridictions compétentes.

S : L’UIT a fixé à 2015/ 2020 la migration vers la télévision numérique. A quoi faut-il s’attendre ?

M.B. : La Conférence régionale des radiocommunications de 2006 (CRR-06) tenue sous l’égide de l’UIT, a connu la participation des pays membres de l’UIT dont le Burkina Faso. C’est cette conférence qui a élaboré l’accord GE06 (Genève 2006) intégrant la planification des fréquences de la radiodiffusion numérique de terre dans les bandes VHF (174 à 230 MHz) et UHF (470 à 862 MHz) dans la région 1. La CRR-06 a également défini des dates butoirs concernant la fourniture de services de radiodiffusion analogiques. Ces dates ont été fixées au 17 Juin 2015 pour la bande UHF et au 17 Juin 2020 pour la bande VHF. Au-delà de ces dates, aucun service de radiodiffusion analogique ne pourra bénéficier d’une reconnaissance ou d’une protection vis-à-vis des services de radiodiffusion numérique.

S : La radiodiffusion est-elle concernée par ce délai ?

M.B. : La bande de fréquence 87,5 à 108 MHz actuellement utilisée par la radiodiffusion sonore analogique n’est pas concernée par l’accord GE06 (dont les bandes de fréquences sont 174-230 MHz et 470-862 MHz). Ainsi donc, les services de radiodiffusion sonore analogique communément appelés « radio FM » ne sont pas concernés par cette transition.

S : Internet est toujours un luxe pour beaucoup de burkinabè, quels sont les perspectives pour une meilleure vulgarisation de cet outil ?

M.B. : Internet, le réseau des réseaux est aujourd’hui à la base de toutes les économies du monde dont les enjeux futurs dépendront de cette évolution de l’économie numérique. Internet est toujours un « luxe » pour beaucoup de citoyens des pays sous-développés. Hélas, les Burkinabè ne sont pas mieux lotis que les autres en la matière. Il ne faut cependant pas désespérer car nos dirigeants ont conscience de la grande fracture numérique avec les pays développés. Au Burkina, des mesures sont prises pour la vulgarisation de cet outil indispensable de développement. Les dispositifs concernent, entre autres, la mise en place d’un plan haut débit ou large bande pouvant permettre de développer le réseau internet. Dans ce plan haut débit, on retrouve les réseaux de troisième et quatrième génération, etc. Nous avons également l’appropriation, par les pouvoirs publics, en partenariat avec les opérateurs privés et fournisseurs de services Internet, d’un ensemble de projets techniques structurants afin de doter le Burkina Faso d’infrastructures innovants qui supporteront les services futurs de la société numérique de l’information. Il y a la sécurisation du cyberespace par la certification électronique et la création d’un centre de lutte contre la cybercriminalité pour laquelle l’ARCEP est fortement impliquée. A tous ceux-ci, nous pouvons ajouter, la formation à tous les niveaux dans les Ecoles, Universités, Administrations et séminaires de sensibilisation.

S : Quelle est le rôle que votre structure joue dans le cas de la publication en ligne ?

M.B. : Pratiquement rien car là, il s’agit de contenu et si je ne m’abuse, cela est du ressort du Conseil supérieur de la communication.

S : Quel est votre avis en ce qui concerne le développement des médias en ligne et particulièrement sur le thème des UACO ?

M.B. : Les médias sont le moteur de la démocratie. Donc chaque fois qu’un espace s’ouvre pour la presse, c’est une victoire pour la bonne gouvernance. Les médias en ligne ont cet avantage de partager l’information avec un plus grand nombre de lecteurs, d’auditeurs et de téléspectateurs car comme vous le savez certainement, la presse audiovisuelle est aussi en ligne maintenant. Personnellement, je me réjouis de l’existence de ces médias en ligne. Il reste à demander aux promoteurs d’être suffisamment responsables pour ne pas propager des fausses nouvelles à l’échelle du monde. Je pense que le CSC et le ministère doivent trouver les instruments d’encadrement sans nuire à la liberté de la presse. Il ne s’agit donc pas de censure qui du reste est quasi impossible dans un monde électronique.

S : Quel est votre avis sur un évènement comme les UACO ?

M.B. : Les UACO sont pour moi, une formidable tribune d’échanges et de réflexions sur les médias et de façon générale sur la communication. D’édition en édition, l’expérience nous montre que les promoteurs de ces universités ont eu une vision. Mais en même temps, je dois avouer qu’il n’est pas facile d’être au rendez vous de cette grande manifestation de façon annuelle au regard de la modicité de nos moyens. C’est pourquoi, j’adhère pleinement à l’idée du ministère en charge de la communication d’en faire une manifestation biennale.

S : Pourquoi avez-vous accepté de parrainé les UACO 2011 ?

M.B. : Je ne pense pas qu’un Burkinabè digne de ce nom peut rester en marge de cette grande manifestation. Non seulement les UACO font honneur au Burkina, mais en plus, le thème de la 8e édition nous concerne à plus d’un titre en tant que régulateur. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’accompagner le ministère de la Communication.

Raphaël KAFANDO

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