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Salon africain de l’agriculture : Le Président du Faso, satisfait de la mobilisation des acteurs

16 mars 2019 – 19 h 24 min Pas de Commentaire | 116 views

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Acceuil » Actualités, UACO 2011

Jean R. Guion, président international de l’Alliance francophone : « Les UACO sont une réponse à ceux qui pensent que l’Afrique n’est pas rentrée dans l’histoire »

Soumis par par 8 décembre 2011 – 14 h 49 minPas de commentaire | 14 201 views

Les Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) drainent, comme d’abitude, des sommités du monde de la communication et de la presse en particulier. C’est le cas du journaliste Jean R. Guion, par ailleurs président international de l’Alliance francophone. Dans cette interview, M. Guion se prononce, entre autres, sur le thème de la 8e édition, l’importance que revêtent les UACO et ses attentes.

Sidwaya (S)  : Quels sens donnez-vous à une grande manifestation comme les UACO  ?

Jean R. Guion (J.R.G.)  : Les UACO sont tout simplement une réponse à ceux qui ne croient pas en l’Afrique et qui se plaisent à diffuser des poncifs comme quoi l’Afrique n’est pas rentrée dans l’histoire et particulièrement dans l’histoire de la communication. On s’aperçoit que jusque-là, l’Afrique n’a raté aucun rendez-vous de la communication. En cent ans, le continent noir a beaucoup fait en matière de communication et de démocratie que ne l’a fait aucun pays occidental. L’Afrique est passée du système tribal au système démocratique. Il a fallu près de mille ans au vieux continent pour faire ces efforts.

S  : Vous prenez part pour la 8e fois aux UACO. Qu’est ce qui explique votre présence ininterrompue à cette fête de la communication  ?

J.R.G  : Le principe des UACO est de faire valoir la place de l’Afrique au sein de l’espace de la communication et des nouvelles technologies. Je suis un des pères fondateurs de ce grand évènement et lorsque le ministre Mahamoudou Ouédraogo et moi avions, en son temps, réfléchi à la création des UACO, c’était pour répondre à la question de savoir quelle était la place de l’Afrique dans le système international. Ma mission étant d’attirer l’attention des médias occidentaux sur le développement de la communication en Afrique et non seulement de l’intéresser, mais d’apporter une aide pratique et concrète. C’est la raison pour laquelle, encore une fois, cette année, nous avons essayé de faire venir des grosses pointures en matière de communication. Non pour exposer passivement leurs idées et leurs expériences, mais aussi pour voir de quelle façon on peut les connecter avec toutes les initiatives qui sont prises dans ce pays et tout particulièrement par le nouveau ministre de la communication, Alain Edouard Traoré.

S  : Pensez-vous que les UACO peuvent contribuer à faire avancer le débat sur les médias en Afrique et dans le monde  ?

J.R.G  : Non seulement je le pense, mais je suis absolument convaincu et persuadé. Nous sommes tous artisans, quel que soit notre niveau, mais il faut rester modeste. Il y a une phrase de Don Elder Camara que j’aime beaucoup et qui dit ceci  : «  lorsqu’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve alors que lorsqu’on rêve à plusieurs, c’est déjà une réalité. L’utopie partagée, c’est le ressort de l’Histoire  ». Les UACO, a mon avis, font partie de cette démarche car nous avons quelquefois rêvé. Mais je tiens à rappeler que nous rêvons sur des choses concrètes. Comme je le dis, l’Afrique n’a jamais raté un rendez-vous avec l’histoire de la communication en particulier.

S  : Que pensez-vous du thème de cette 8e édition des UACO  : « Les nouveaux enjeux médiatiques en Afrique face aux mutations internationales : mondialisation, transition numérique, presse en ligne, éthique et déontologie »  ?

J.R.G  : Ce thème est en plein dans l’actualité avec ses points forts, bien entendu, qui permettent à tout le monde d’être en contact de tout le monde et avec ses points faibles qui par contre imposent la domination d’une langue qui n’est pas la nôtre, l’anglais. L’idée est donc de se battre pour que toutes les langues et les diversités culturelles puissent s’exprimer au sein d’une tribune. Internet est une arme magique, mais aussi un couteau à double tranchant, celui d’avoir une intimité dans la vie des gens de leur apporter beaucoup de choses. Par ailleurs d’essayer de les entraîner sur leurs points faibles ou sur leur dépendance de quelque nature qu’elle soit. Il faut donc être très vigilant mais pas refuser le modernisme, l’évolution des choses, mais savoir les contrôler, les adapter toujours dans le respect de la diversité culturelle et particulièrement l’identité africaine qui ne doit pas perdre un point de sa force et de sa puissance car elle est là aussi pour démystifier les nouvelles technologies.

S  : Est-ce à dire que ces nouvelles technologies sont dangereuses pour l’Afrique  ?

J.R.G  : Le problème, ce n’est pas que ces technologies soient bonnes ou mauvaises pour l’Afrique. C’est surtout la façon dont elles sont utilisées qui pose problème. Le problème est le même en Europe où la culture allemande, française, anglaise sont écrasées par d’autres cultures de quelque nature que ce soit.

S  : Ces nouvelles technologies ont favorisé l’émergence de la presse en ligne. Pensez-vous que cette presse a de l’avenir en Afrique  ?

J.R.G  : Certainement, elle a de l’avenir, mais cela ne veut pas dire que la presse écrite n’a plus sa place. La presse écrite a toujours l’avantage de la réflexion donc du temps de la pensée ce qui n’est pas le cas de la presse numérique qui est instantanée et devient internationale en quelque seconde. En cas de désinformation, la presse en ligne est plus dangereuse que la presse écrite. D’où l’intérêt, d’avoir une presse qui se donne le temps d’analyser les choses, ce que nous avons tendance à perdre lorsque nous sommes dans un système numérique. Ainsi, l’envie d’être le premier à informer amène à diffuser une information qui n’est pas bonne.

S  : Il est de plus en plus question d’une numérisation intégrale d’ici 2015-2020, pensez-vous que l’Afrique sera présente à ce rendez-vous  ?

J.R.G  : Je suis quelqu’un qui suit l’Afrique depuis longtemps, donc il y a beaucoup d’affection sans avoir pour autant de l’allégeance. Comme je le soulignais, le continent noir a fait en un centenaire ce que l’Europe a fait près de mille ans. Je me dis que l’Afrique sera capable de s’adapter même si apparemment elle n’a pas les moyens. La numérisation coûte chère, c’est vrai, mais il y a quelques années, on ne pensait pas qu’aujourd’hui les écrans plats, l’Internet seront abordables et à la disposition de tout le monde. De nos jours, un enfant de 8 ans comme une grand-mère de 90 ans peut utiliser Internet et à des coûts qui sont de plus en plus bas. Alors, je pense que même s’il y a des problèmes financiers, l’Afrique saura faire face à ce genre de défis.

S  : Quelles sont vos attentes pour cette 8e édition  ?

J.R.G  : Les UACO doivent continuer à s’enraciner pour l’Afrique et particulièrement pour mon cher pays le Burkina Faso dans la démarche qui est la sienne à savoir celle d’une ouverture d’esprit. En l’espace de trois mois, on a assisté à la naissance de plusieurs publications au Burkina et cela est la preuve d’une vitalité démocratique.

S  : A partir de la présente édition, les UACO deviennent une biennale, est-ce opportun à votre avis  ?

J.R.G  : Une telle démarche, à mon sens, permettra une préparation plus poussée. Avant tout, ce qui est formidable c’est la pérennisation de la manifestation, mais l’idéal serait que sa date soit fixe à l’image du SIAO et du FESPACO. En revanche, il ne faudrait pas oublier de faire des piqûres de rappel pour montrer que les Universités africaines de la communication de Ouagadougou existent. Cela peut se faire à Paris, New-York, Berlin, Madrid, Bangkok, etc.

Nombamba Didier OUEDRAOGO     « in sidwaya du 8 dec 2011 »

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