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Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 19 juin 2019

19 juin 2019 – 18 h 12 min Pas de Commentaire | 2 249 views

 
 
 
 
 
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 19 juin 2019, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 14 H 20 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, …

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Burkina Faso- Côte d’Ivoire – Emergence de solidarités nouvelles

Soumis par par 16 novembre 2011 – 11 h 54 minPas de commentaire | 3 286 views

Ouagadougou accueille ce 18 novembre un sommet de haut niveau pour la mise en œuvre du Traité d’Amitié et de Coopération entre le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire. Ce traité a été signé le 29 juillet 2008, entre les deux pays. Mais cette bonne entente consignée dans les textes a été sérieusement mise à rude épreuve par la crise ivoirienne. C’est pour remettre au goût du jour cette initiative de coopération que les deux parties se retrouvent à Ouagadougou.

La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont partagé un destin colonial commun durant une longue période.  En 1932, le territoire du Burkina Faso a été démantelé et une bonne partie, environ les 3/4 du pays attribués à la Côte d’Ivoire. Du coup, cette partie de la Haute-Volta à l’époque a été rebaptisée «  haute Côte d’Ivoire ».  Le chemin de fer Abidjan-Ouagadougou, l’un des grands travaux coloniaux, se dresse aujourd’hui comme un véritable cordon ombilical qui maintient le contact, la collaboration et la coopération entre les deux pays, entre les deux peuples. Aussi, les nombreux points de ressemblance et de convergence entre Ivoiriens et Burkinabè constituent des signes évidents et essentiels d’une communauté de destin. Plusieurs générations d’Ivoiriens et de Burkinabè ont ainsi appris à se connaître, à vivre ensemble et à partager leurs espoirs et leurs craintes.

Des considérations politiques certes, économiques sans doute, mais tout simplement humaines sont à la base du traité d’amitié ivoiro-burkinabè. Les deux pays ont conscience qu’ils sont indépendants, mais surtout interdépendants. En témoigne l’implication et l’engagement personnel du président du Faso, Blaise Compaoré dans la résolution de la crise ivoirienne.

Comme la langue et les dents, qui cohabitent dans un même espace, il arrive par moment que des malentendus surviennent. La crise ivoirienne, tout en révélant des failles au sein du couple Burkina-Côte d’Ivoire, a aussi montré des opportunités de renforcement des relations. C’est conscients de l’intérêt de ces relations, de la nécessité  de renforcer les liens de coopération, que les deux chefs d’Etat, Blaise Compaoré et Alassane Dramane Ouattara, soucieux de promouvoir la stabilité, la prospérité de leurs pays respectifs, soucieux de garantir le bien – être de leurs populations respectives ont décidé de mettre en commun leurs forces pour bâtir un avenir commun, un avenir radieux.

Des considérations socio-économiques

Au-delà des considérations historiques et politiques, il y a d’autres considérations, en particulier celles socio-économiques qui militent en faveur d’un rapprochement et d’une bonne coopération entre le Burkina Faso  et la Côte d’ Ivoire :

Un nombre important de ressortissants burkinabè vivent et travaillent en Côte d’ivoire et un nombre non négligeable d’Ivoiriens vivent et travaillent également au Burkina Faso. Les économies des deux pays sont fortement imbriquées. 85% environ des importations du Burkina Faso sont acheminées au pays par le chemin de fer Abidjan-Ouagadougou. Le libre échange des produits et des biens est effectif… Fort de cela, un cadre de coopération, de concertation qui permette de renforcer ces relations, de manière à promouvoir davantage le bien-être des populations respectives s’avère donc indispensable. Ce cadre permettra de donner un nouveau souffle, une dynamique nouvelle à l’intégration sous régionale. La convergence des idées et des approches favorisera davantage une interpénétration des populations, un partage bénéfique et enrichissant des cultures et renforcera la communauté de destin.  Le Traité d’Amitié et de Coopération du 28 juillet 2008, vient sceller un pacte qui en réalité, a toujours existé entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sur la base de l’amitié, la fraternité, la solidarité entre les peuples des deux pays. C’est une feuille de route qui montre le chemin à suivre par les populations et les pays pour une intégration réussie, une paix et un développement durables. Il appartient alors aux gouvernements respectifs d’harmoniser les politiques et d’approfondir le dialogue en vue de promouvoir le développement, la paix, la sécurité et la stabilité non seulement entre les deux pays mais aussi au niveau sous-régional.

La rencontre au sommet entre autorités Burkinabè et Ivoiriennes sera mise à profit pour donner une nouvelle impulsion aux relations de coopération entre les deux pays afin de juguler les effets de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire et des troubles résultant de la vie chère au Burkina Faso. Loin des visions sclérosées et stéréotypées, des actions concrètes, dans des secteurs prioritaires (transport, énergie, sécurité frontalière, commerce, fluidité du trafic et la libre circulation des personnes et des biens, le foncier rural…) vont marquer la nouvelle coopération en marche entre les deux pays. Il s’agit entre autre de la construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou pour renforcer l’axe Abidjan-Ouagadougou et favoriser la libre circulation des personnes et des biens ; le parachèvement du chemin de fer Abidjan-Niger afin de relier Abidjan, Ouagadougou et Niamey et de créer les conditions favorables à l’exploitation et à l’exportation des ressources minières des trois pays ; le renforcement des capacités énergétiques des deux pays en matière d’approvisionnement en hydrocarbures et d’interconnexion électrique ; le renforcement de la coopération transfrontalière afin de combattre efficacement l’insécurité résultant des effets de la crise ivoirienne suite à la circulation des armes légères et de petit calibre et à la criminalité transfrontalière organisée ; le rapprochement des hommes d’affaire des deux pays à travers l’instauration d’une coopération et d’un partenariat entre les deux Chambres de commerce ; le règlement de la question du foncier rural. La partie ivoirienne a manifesté sa volonté de régler définitivement cette question afin d’aplanir les contentieux fonciers à l’origine de conflits intercommunautaires…Compte tenu de l’importance de ces projets, de leur caractère stratégique et de l’intérêt que cela suscite au sein des populations, on se doit d’admettre qu’une nouvelle page des relations entre les deux pays est en train de s’écrire. Ivoiriens et Burkinabè ont compris l’impérieuse nécessité de construire des relations prospectives, porteuses d’avenir et fondées sur des valeurs partagées, sur la valorisation de la proximité et sur l’émergence de solidarités nouvelles.

 

Ministère de la Communication

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