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15 juillet 2019 – 15 h 18 min Pas de Commentaire | 96 views

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Journée du nouvel enseignant : Le civisme et la citoyenneté ont été magnifiés

Soumis par par 29 septembre 2011 – 0 h 15 minPas de commentaire | 2 072 views

La journée du nouvel enseignant et de la nouvelle enseignante, placée sous le thème « civisme et citoyenneté, quelle contribution des enseignantes et des enseignants pour un Burkina émergent ? », a été célébrée le 26 septembre 2011 à Ouagadougou au cours d’une cérémonie organisée au Palais des Sports, sous le haut patronage du Premier Ministre Luc Adolphe Tiao. Cette journée qui symbolise l’entrée officielle dans l’administration publique de 3224 nouveaux instituteurs et institutrices adjoints certifiés, a été l’occasion pour le Chef du gouvernement et du ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Koumba Boly de magnifier les valeurs du civisme et de la citoyenneté.

C’était en présence de membres du gouvernement, de nombreux acteurs, partenaires techniques et financiers du monde de l’éducation. L’organisation de cette journée du nouvel enseignant et de la nouvelle enseignante par les responsables du Ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, s’inscrit dans une volonté de traduire aux nouveaux enseignants qui font leurs premiers pas dans la profession, une solidarité de corps et les encouragements des devanciers qui ont exprimé leur enthousiasme à les accueillir.

Au-delà des messages d’encouragement, d’exhortation à une conscience professionnelle, aux appels du Premier Ministre et du Ministre de l’Education à la culture du civisme et des valeurs humaines, à l’engagement des enseignants à servir avec loyauté, probité et patriotisme, la cérémonie a été l’occasion de traduire dans les faits tout l’accompagnement et le soutien du Ministère de tutelle à ces jeunes. Ainsi, il a été procédé à une remise de kits d’installation, à une avance sur salaire de 120 000 FCFA pour chaque enseignant, ainsi qu’à des remises de prix d’excellence pour les meilleurs élèves des ENEP.

  Dans son adresse aux nouvelles enseignantes et aux nouveaux enseignants, le Premier Ministre Luc Adolphe Tiao, les a félicités pour avoir accepté en dépit des multiples contraintes du corps d’enseignant, de se mettre au service de leurs frères et sœurs et leur a prodigué ses encouragements. Il a relevé que le métier d’éducateur est sans doute « l’un des plus respectables mais aussi l’un des plus difficiles et peut être des plus ingrats ». Cependant, il retient la grande satisfaction morale qu’il procure par le fait qu’il donne à l’enseignant d’être l’acteur de l’éducation d’une femme ou d’un homme, l’instigateur de la réussite sociale de l’enfant, le transmetteur de valeurs humaines à une personne.

 Luc Adolphe Tiao s’est réjouit que le contingent des 3224 enseignantes et enseignants, vienne renforcer le dispositif national existant en vue de la généralisation d’une éducation de qualité pour toutes et pour tous, dans la perspective d’une contribution au renforcement des fondements de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD). Il a toutefois relevé que malgré les efforts consentis depuis des années et les progrès indéniables réalisés au cours de la dernière décennie en matière d’éducation, le Burkina risque de ne pas atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. Dans cette optique, a-t-il rappelé que le gouvernement sur la base des orientations définies par le Président du Faso, a inscrit comme par le passé, l’éducation et la formation au titre des priorités nationales.

 Luc Adolphe Tiao a insisté sur le rôle et la place de l’enseignant dans la société, ainsi que de la responsabilité qu’il a de veiller à une formation de qualité des enfants, à un transfert de valeurs humaines et morales dignes de faire des apprenants des hommes et des femmes compétents, des citoyens soucieux du respect de ces valeurs.

 Un appel à plus d’engagement pour un enseignement de qualité

  Selon lui, les attentes à ce niveau sont à la fois quantitatives et qualitatives. « Il vous revient, en vous insérant dans la chaine de l’éducation d’œuvrer à impacter la scolarisation sur l’ensemble du territoire mais aussi à vous assurer de la qualité de l’enseignement dispensé. De telle sorte que dès la base nous ayons des élèves bien formés et ayant un bon niveau leur permettant de poursuivre leur cursus », a-t-il souligné aux nouveaux enseignants. Tout en rappelant les séquelles de la grave crise sociopolitique qui a récemment secoué le Burkina et mis en évidence les insuffisances et le dysfonctionnement de la société, il a souligné qu’elle a aussi révélé un malaise dans le système éducatif national et qui affecte le comportement de la jeunesse scolaire. Aussi, face aux dérives constatées dans l’école burkinabè, le chef du gouvernement s’interroge en même temps que de nombreux acteurs de l’éducation, si « notre école a encore des repères, si elle véhicule toujours des valeurs humaines et sociétales indispensables au développement de l’homme et de la société, si nos enseignants sont encore des modèles pour les enfants… »

 Luc Adolphe Tiao a lancé un appel à un sursaut national pour « inverser cette tendance inquiétante observée où l’école semble perdre prise sur les enfants ; une école où les rôles sont inversées parce que ce sont les élèves qui imposent leur dictat aux enseignants ». Il a invité les acteurs de l’éducation à prendre conscience qu’il est plus que temps de faire en sorte que la discipline et l’ordre soit rétabli dans les structures d’éducation. C’est pourquoi, il a expressément exhorté les jeunes enseignants qui auront en charge l’éducation des enfants à s’investir pour assumer avec responsabilité leurs charges professionnelles et leur rôle d’éducateur. Il les a invités à se départir des pratiques incompatibles avec la fonction d’enseignant, notamment l’éthylisme, les abandons de poste ou les absences répétées, l’insouciance, la manipulation, les relations coupables avec les élèves, etc.

 Il n’a pas manqué d’interpeller les parents d’élèves sur leur responsabilité individuelle dans l’éducation des enfants et le suivi de leur cursus scolaire, à travers un encadrement rapproché. Il a appelé les associations des parents d’élèves à s’impliquer davantage dans la vie des écoles de leurs enfants, à accompagner les enseignants dans leur travail. Il a donné l’assurance que l’Etat de son côté ne faillira pas à sa mission et mettra tout en œuvre pour rendre le système éducatif plus performant, cohérent et en adéquation avec l’évolution de la société et les attentes des burkinabè. Il a confié que le gouvernement renforcera les capacités du système éducatif à travers la mise en œuvre d’une série de nouvelles politiques éducatives, tels que le Programme de Développement Stratégique de l’Education de Base (PDSEB) et sa composante Programme National d’Accélération de l’Alphabétisation (PRONAA).

 Luc Adolphe Tiao a saisi l’occasion pour prodiguer des conseils aux nouveaux enseignants. Il leur a demandé de poursuivre le renforcement de leurs compétences professionnelles, à ne rechercher que la qualité de l’enseignement. Il leur a exprimé ses attentes vis-à-vis de leur engagement professionnel. « Je tiens au respect scrupuleux de l’assiduité au travail et à un service de qualité ». Il a en outre lancé un appel à tous et à toutes, Gouvernement, partenaires techniques et financiers, Collectivités locales, Communautés de base, parents et enseignants, afin de bâtir ensemble un « partenariat solide pour que l’Ecole Burkinabè garde sa vocation de lieu d’éducation et de formation de qualité, dans le respect des normes pédagogiques et du quantum horaire ». Il a enfin souhaité aux 3224 nouveaux enseignants un excellent début de carrière, une adaptation rapide et une intégration réussie au sein des communautés, dans lesquelles ils seront amenés à vivre.

 Le ministre de l’éducation nationale et de l’Alphabétisation, Koumba Boly qui a également magnifié les valeurs du civisme et de la citoyenneté, ainsi que le sens du devoir de l’enseignant, sa responsabilité de formateur et d’éducateur, a salué l’augmentation de la durée de la formation initiale des enseignants des ENEP qui passe désormais à deux ans. Le Ministre de l’éducation nationale a souligné que cette décision prise par le Premier Ministre Luc Adolphe Tiao, répond du souci du gouvernement de favoriser une éducation de qualité et pertinente.

 Koumba Boly a dénoncé les dérives et les abus de la société qui influent de manière négative sur l’école de façon générale. Elle a souligné que l’éducation doit contribuer à la promotion des valeurs humaines et l’école doit être un cadre idéal de partage de ces valeurs. Elle n’a pas manqué de relever la complexité de la profession d’enseignant ainsi que les contraintes qu’elle impose à tous ceux qui choisissent de l’exercer. Elle a rappelé à cet effet les exigences du métier qui sont entre autres : la ponctualité, l’honnêteté, la dignité, l’assiduité, le sens du devoir et de la responsabilité, etc. « Vous avez entre vos mains l’avenir de toute une nation. Ayez à tout moment cela à l’esprit et à travers vos comportements empreints de civisme, d’assiduité et de dignité, soyez des modèles pour vos élèves », a-t-elle souligné.

 Elle a en outre insisté sur la qualité de l’enseignement, sur la conscience professionnelle et le sens du travail bien exécuté. Elle leur a prodigué le conseil suivant : « sachez que connaître la valeur ou le prix d’un métier c’est mesurer les graves conséquences qui en découlent après sa mauvaise exécution ou le grand service qu’il peut rendre, une fois qu’il est correctement exécuté. »

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