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20ème ANNIVERSAIRE DE L’ASSASSINAT DU JOURNALISTE NORBERT ZONGO ET DE SES TROIS COMPAGNONS : MESSAGE DU MINISTRE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT, PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT

13 décembre 2018 – 9 h 22 min Pas de Commentaire | 252 views

Ce 13 décembre 2018, le 20ème anniversaire de l’assassinat du journaliste emblématique Norbert ZONGO et de ses compagnons, à Sapouy, se commémore sous un signe particulièrement symbolique.  
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Suivi de la campagne agricole 2011-2012 à l’Est : Le Premier ministre boucle sa tournée dans la province de la Kompienga

Soumis par par 27 août 2011 – 10 h 08 minPas de commentaire | 2 774 views

La tournée du Premier Ministre Luc Adolphe Tiao dans la Région de l’Est, débutée le 21 août dans la province du Gourma avec la visite de différents sites d’exploitation agricole et d’élevage, s’est poursuivie le lendemain 22 août dans la province de la Kompienga dans les localités de Pama, de la Kompienga, de Djoada et de Bamtanbougou. Après la visite de périmètres irrigués, de bas fonds rizicoles, de champs de producteurs modèles, d’une ferme avicole dans la province du Gourma, le Premier Ministre et la délégation qui l’accompagnait sont allés à la découverte d’autres sites d’exploitation agricole et à la rencontre de producteurs engagés dans l’agrobusiness et le développement de l’agriculture.

Suivi de la campagne agricole 2011-2012 à l’Est : Le Premier ministre boucle sa tournée dans la province de la Kompienga

La première étape du chef du gouvernement après l’escale de Pama, était la visite d’une unité de décorticage de riz, d’une capacité de 150 tonnes par mois et qui a nécessité un investissement de 25 millions de FCFA. L’un des cogérants présent à la visite, Philippe Yonli, a souligné que l’unité décortique uniquement pour l’instant le riz en provenance des bas-fonds aménagés. Selon lui, les autres productions sont mal récoltées et ne favorisent pas un bon décorticage.

Ce riz mal récolté a un taux de 100% brisure à l’usine. Pour le Premier ministre, ce genre d’initiative est à encourager et doit servir d’exemple à tous les producteurs de la région et du pays tout entier. L’étape suivante de la délégation était le barrage hydroélectrique de la Kompienga où le Premier Ministre a pu découvrir à travers une visite guidée des techniciens de la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) les potentialités de l’ouvrage dont la réalisation date de la fin des années 80. Ce barrage présente un potentiel énorme pour le Burkina et ses ressources en eau restent encore sous exploitées pour le développement de l’agriculture.

Kompienga a une puissance installée de 14 MW avec une capacité de stockage de 2,5 milliards de m3. Il ne possède malheureusement pas d’aménagement hydro-agricole, mais en revanche on y constate une grande activité piscicole. Ce barrage qui s’étend sur une superficie de 21 000 hectares est l’un des plus importants sites halieutiques du pays.

Luc Adolphe Tiao a exprimé son admiration pour cet ouvrage qui revêt pour le Burkina un espoir pour le développement de l’agriculture si l’on venait à aménager l’aval du barrage qui offre la possibilité de dégager 600 hectares de terres pour les cultures maraichères. Pour le chef du gouvernement, cela sera inscrit dans les ambitions du gouvernement, afin qu’à partir de l’eau du barrage barrage, l’on puisse mettre en place de grands programmes agricoles. Cela devra selon lui, permettre à terme d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Des producteurs qui forcent l’admiration

Après le barrage de la Kompienga, la délégation avait rendez vous à Djaoda, où le premier ministre a visité un bas fonds rizicole de 100 hectares aménagé en 2010-2011. En 2010, la superficie aménagée était de 43 hectares avec un nombre d’attributaires de parcelles de 185 exploitants dont 105 hommes et 80 femmes pour une production totale 195,930 tonnes. En 2011, la superficie aménagée était de 52 hectares avec une extension de 5 hectares pour 248 exploitants dont 128 hommes et 120 femmes. Les variétés de riz mis en place sont le FKR 19 sur une superficie de 60 hectares et le TS2 sur 40 hectares. La production attendue est de 450 tonnes.

A Bamtanbougou, village situé à 137 km de Fada N’ Gourma, le Premier ministre a fait la découverte d’un producteur modèle, Kéré Moïse, qui dispose d’une exploitation de 42,5 hectares dont 8 hectares de sorgho rouge avec un rendement de 2,5 tonnes à l’hectare ; 13 hectares de maïs de la variété SR 21 avec un rendement 3,6 tonnes à l’hectare ; 17 hectares de coton CGM avec 1,5 tonne à l’hectare. ». M. Kéré qui emploie 14 personnes, attend un revenu annuel de 5,7 millions FCFA.

Ce producteur modèle, résolument tourné vers l’agrobusiness, a reçu les félicitations et les encouragements du Premier ministre qui a salué ses efforts, son abnégation et son exemple de réussite, malgré les difficultés qu’il a rencontrés au départ pour assurer la fixation et la continuité de son exploitation, mais également au regard des aléas climatiques qui n’ont pas favorisé une bonne conduite des opérations culturales dans la région. Selon le directeur régional de l’agriculteur, Saïdou Kanazoé, les pluies n’ont pas été régulières partout dans la région, ce qui a créé une disparité dans la situation et le comportement des plants qui n’ont pas atteint une bonne hauteur dans certaines localités. Le Premier Ministre a lui aussi reconnu que la campagne a difficilement démarré dans la région du fait que les pluies ont été capricieuses. « On a frôlé la catastrophe. Il faut le reconnaître », a-t-il déclaré. Cependant, il reste optimiste quant à une issue heureuse de la campagne. Il faut pour cela, selon les techniciens de l’agriculture que les pluies se poursuivent jusqu’à la mi-octobre.

Tirant les enseignements de cette tournée dans la région de l’Est, le Premier ministre a relevé une satisfaction générale pour la mobilisation des producteurs et les efforts des encadreurs. Il a cependant exprimé le regret que le Burkina soit un pays entièrement confronté aux aléas climatiques, ce qui pèse sur les résultats de ses campagnes agricoles en fonction de la qualité des saisons pluvieuses. Il pense que le Burkina Faso ne devrait plus fonder le développement agricole sur des prévisions pluviométriques qui souvent trahissent l’optimisme que l’on affiche. « On doit repenser comment développer notre agriculture en se disant qu’il est difficile de prévoir si la saison sera bonne ou pas », a-t-il dit. (voir interview du Premier Ministre).


Interview PM

Luc Adolphe Tiao : « On ne peut pas dissocier le développement de l’environnement de la question du développement de l’agriculture »

« C’est une satisfaction totale. Nous sommes dans l’exploitation d’un producteur modèle qui à lui seul exploite plus de 40 hectares. C’est cela que nous souhaitons voir afin qu’à travers le Burkina Faso, les efforts que déploient le gouvernement pour le développement de l’agriculture nous permettent d’avoir des agriculteurs de cette trempe. Depuis hier, nous sillonnons la région de l’Est et le constat général que je fais, est que beaucoup d’efforts sont faits par le Ministère de l’Agriculture.

Il y a un certain nombre de programmes qui sont bien exécutés par des agents et c’est ce qui permet effectivement de relever le défi. Ainsi, nous avons vu à Koulwoko comment avec la mise en application des techniques de fertilisation des sols, l’on peut obtenir de très bons résultats. Cela veut dire que le sol en tant que tel ne constitue pas un obstacle pour peu que nous ayons des politiques de fertilisation des sols qui nous permette d’augmenter notre production. J’ai été vraiment admiratif pour ce que j’ai vu.

Nous avons pu également constater l’engagement des populations pour la culture du riz, que ce soit à Zanré, à Djoada, nous avons pu voir près de 100 hectares de terres consacrées à la culture du riz. Si nous poursuivons cet effort pour développer la riziculture, je pense que dans quelques années nous pouvons être autosuffisants. Je suis convaincu que cela est possible et suppose naturellement que cet effort soit également poursuivi.

J’ai pu aussi constater qu’il existe une bonne volonté chez les paysans et une détermination des agents d’encadrement, soutenus par les moyens que nous mettons à leur disposition. Cependant, nous sommes malheureusement impuissants face aux aléas climatiques. Cette année dans cette région, la situation climatique a été capricieuse si bien que nous ne sommes pas sûrs d’atteindre les résultats dont on espérait. Nous devons donc repenser notre agriculture et voir comment faire pour la développer, en tenant compte du fait que nous sommes un pays où il est difficile de prévoir si la saison sera bonne ou pas. C’est toute une réflexion que nous allons entamer.

Des efforts sont faits pour développer les retenus, les périmètres irrigués, mais nous devons encore faire davantage si nous souhaitons que le Burkina avance. C’est à ce niveau que la question de l’encadrement devient importante pour nous. On ne peut pas dissocier le développement de l’environnement de la question du développement de l’agriculture. C’est une des questions que nous devons examiner.

L’un des problèmes que nous avons constaté, hier et aujourd’hui, c’est la question des pistes rurales. La plupart des villages que nous avons visité et qui ont une très bonne production sont enclavés et sont d’accès difficile. Cela compromet le développement de l’agriculture de ces zones. Si vous produisez et que vous n’arrivez pas à écouler cela pose problème. Cette préoccupation doit nous interpeller et nous devons avoir beaucoup plus d’ambitions et mettre beaucoup plus de moyens pour qu’il y ait beaucoup plus de pistes rurales qui permettent aux populations et aux producteurs de pouvoir écouler leurs productions vers les centres secondaires.

Je pense qu’au total c’est une tournée qui a été très importante et encourageante pour les populations. J’ai été touché que dans un des villages, un paysan me dise qu’aujourd’hui lui et les autres paysans se sentent burkinabè, parce que une autorité s’est déplacée de Ouagadougou pour venir les voir à plus de 500 kilomètres. Selon lui, souvent ils ont l’impression qu’ils sont marginalisés. Cela est très important quand nos tournées nous permettent de dire aux burkinabè où qu’ils sont qu’ils sont des citoyens burkinabè à part entière et que le gouvernement s’intéresse à eux et à leurs problèmes.

Nous avons à chaque fois saisi l’occasion pour nous entretenir avec les populations et de façon instantanée cela nous a permis de prendre en compte leurs préoccupations. Nous ne nous contentons pas uniquement des rapports qu’on nous envoie. C’est aussi l’occasion pour le chef du gouvernement d’avoir des contacts directs avec les populations pour prendre en compte les doléances qu’ils expriment directement et souvent bénéficier des suggestions qui sont faites. C’est vous dire que c’est une très bonne sortie et je m’en réjouis.

L’impression que j’ai pour le barrage hydroélectrique de la Kompienga, est que nous pouvons encore faire beaucoup de choses. Cette centrale nous permet de produire une dizaine de mégawatts d’électricité. Mais aujourd’hui tout le volet hydraulique demeure et nous devons aménager en aval un certain nombre de terres. Je me suis laissé dire qu’on peut dégager 600 hectares de terres. Cela devrait être une de nos ambitions de faire en sorte qu’à partir de l’eau de ce barrage nous puissions avoir des grands programmes qui vont contribuer à atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Au total, avec ce que nous avons vu, si la pluie continue nous pouvons espérer. Mais nous avons vraiment frôlé la catastrophe et il faut le reconnaître. Nous avons vu l’état de certains champs où il faut encore quelques pluies pour que les semis puissent monter ».

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