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Coupe du Faso : Le président du Faso préside la finale de la 33e édition

25 mai 2019 – 8 h 36 min Pas de Commentaire | 91 views

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré présidera, ce dimanche 26 mai 2019 au Stade du 4 Août, la finale de la 33e édition de la Coupe du Faso. Cette finale opposera cette année deux clubs …

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Les corps constitués de la région du Centre-Sud exposent leurs préoccupations au chef du gouvernement

Soumis par par 19 août 2011 – 15 h 45 minPas de commentaire | 1 843 views

Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao a mis à profit son séjour à Pô après sa visite du chantier de réhabilitation du tronçon Ouagadougou-Pô-Frontière du Ghana, pour échanger avec les catégories socioprofessionnelles de la région du Centre-Sud. Lors de cette première rencontre avec ces populations depuis sa nomination à la tête du gouvernement, Luc Adolphe Tiao a souhaité des échanges francs et utiles.

Les corps constitués de la région du Centre-Sud exposent leurs préoccupations au chef du gouvernement« Je suis venu pour vous entendre ; dites-nous ce que vous pensez, donnez-nous des conseils », c’est par ces mots que le Premier ministre a introduit les échanges avec les représentants des forces vives de la région du Centre-Sud dans une salle comble de la mairie de Pô. Privilégiant l’écoute, le chef du gouvernement a choisi d’entendre en premier lieu son auditoire. Jeunes, femmes, retraités, syndicats, élus locaux, artisans, agriculteurs, commerçants, transporteurs, coutumiers, religieux, parents d’élèves se sont donc tour à tour exprimés sur leurs préoccupations respectives. Ainsi, l’analphabétisme des jeunes et des femmes qui freine leur accès aux sources de financements, l’origine douteuse des semences dites « certifiées », l’insuffisance d’espaces pastoraux, les problèmes crées par les travaux sur le tronçon Ouaga-Pô, l’insécurité sur les routes, la vétusté des bâtiments administratifs, l’état de dégradation du pont du Nazinon, la non prise en compte des retraités dans le cadre de la lutte contre la vie chère, l’insuffisance des classes au secondaire qui crée un goulot d’étranglement entre le primaire et le secondaire, la difficulté pour les populations du Nahouri de se rendre à Manga pour les actes administratifs sont autant de situations qui ont été exposés au Premier ministre.

Les corps constitués de la région du Centre-Sud exposent leurs préoccupations au chef du gouvernement

Dans sa réponse, Luc Adolphe Tiao a dit une fois de plus sa disponibilité à œuvrer pour le bien-être du peuple burkinabè. « Je ne ferai pas de promesses démagogiques », a-t-il néanmoins précisé, soutenant que les doléances doivent être réalistes pour être réalisables. Le chef du gouvernement a rappelé le contexte de crise dans lequel il a été appelé à prendre la tête du gouvernement. Il a cité les mesures prises par le gouvernement pour ramener la paix dans le pays et lutter contre la vie chère. Le Premier ministre a regretté que malgré ces efforts, il y ait encore des individus qui continuent à vouloir semer le désordre. Il a notamment évoqué les manifestations des cotonculteurs qui commettent des actes répréhensibles de destruction de champs et la profanation de la tombe de Thomas Sankara, des actes qui ne sont pas de nature à l’instauration de la paix. De même la spéculation sur le prix du sucre malgré les décisions du gouvernement et les problèmes crées par les militaires n’ont pas été passés sous silence. Pour toutes ces situations, Luc Adolphe Tiao a annoncé des mesures fermes à l’encontre des fautifs.

Les corps constitués de la région du Centre-Sud exposent leurs préoccupations au chef du gouvernement

Sur les problèmes spécifiques des couches socioprofessionnelles du Centre-Sud, le Premier ministre a pris sur place des engagements pour étudier de près certaines préoccupations. Aux syndicats le Premier ministre a indiqué qu’un séminaire gouvernemental se tiendra le 4 août 2011 à Koudougou, un séminaire qui sera largement consacré à l’examen de l’ensemble des revendications des travailleurs. Pour faciliter l’accès du chef-lieu de la région aux populations du Nahouri, Luc Adolphe Tiao a préconisé la création d’une ligne de transport entre Manga et Pô. Quant aux questions liées aux jeunes et aux femmes, à l’analphabétisme, au manque de retenues d’eau, à l’insécurité routière, à la décentralisation des concours, à l’engorgement entre le primaire et le secondaire et à la vétusté des bâtiments administratifs, elles ont particulièrement retenu l’attention du chef du gouvernement qui a annoncé la venue d’une mission gouvernementale pour une évaluation globale des besoins. Il a aussi tenu à rassurer la population que des travaux d’aménagement seront entrepris dans la ville selon un souhait du Président du Faso qui a à cœur le bien-être des populations de Pô.

Avant de clore la rencontre, le Premier ministre a appelé les fils et filles du Centre-Sud à l’union. Il les a invités à tourner définitivement la page du conflit entre les villes de Manga et de Pô au sujet de la désignation du chef-lieu de la région et les a exhortés à développer des initiatives pour leur région, soulignant que les ressources du pays sont insuffisantes pour tout prendre en charge.

Le Premier ministre a saisi cette première tribune qui lui est offerte depuis la profanation de la tombe du Thomas Sankara pour livrer devant la presse sa réaction :

« C’est avec beaucoup d’indignation que j’ai appris cette profanation. Je ne sais pas quel est ce mobile macabre qui a incité ces personnes à poser un tel acte ignoble, inqualifiable. Le gouvernement condamne avec la fermeté la plus totale ce genre de comportements qui ne sont pas dans nos cultures. J’ai demandé au ministre en charge de la Sécurité d’entamer rapidement une enquête afin d’identifier les auteurs et savoir dans quelles conditions cela a été fait. J’ai également demandé au ministre de voir en concertation avec la mairie et la famille Sankara si nous pouvons entreprendre rapidement de réhabiliter la tombe et de trouver un dispositif pour sa sécurisation.

On ne doit pas accepter ce genre d’acte car il va à l’encontre de nos valeurs africaines. La profanation des tombes n’est pas connue dans notre civilisation et nous devons la condamner quelle que soit notre vision politique et quel que soit ce que nous pensons les uns des autres. Il faut que les disparus reposent en paix. Les auteurs répondront devant la justice et je souhaite des sanctions sévères pour que cela ne se répète pas. »

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